Les champignons de Canaille

Promenons-nous dans les bois et rencontrons les champignons ainsi que tous les êtres qui y vivent

03 novembre 2009

Des chanterelles en tube dans mon panier

Après un été et un début d'automne trop secs pour les champignons, un ordinateur en convalescence après qu'on l'ait mis sous pace-maker (disque dur KO après 6 semaines), des soucis de santé (non, pas la grippe mexicaine, fort heureusement) et un emploi du temps très chargé, nous voici enfin de retour dans les bois.

Les choses ne sont pas simples : de tous côtés, on chasse et beaucoup de bois sont inaccessibles. Nous voici donc sur la route (en voiture), lorsque l'on voit un panneau disant : "Chasse en cours, ralentir".  On continue plus lentement (moi je vois mieux ce qui pousse en bord de route, c'est pas plus mal et ça m'occupe) puis on tourne à gauche. Un peu plus loin, même panneau. On ralentit encore un peu ce qui me permet de voir peu avant le "territoire de chasse" un superbe cèpe me narguant du haut de son talus.

Chasse ou pas chasse, à 3 mètres de la voiture ou dedans, le danger est le même si un tir égaré devait parvenir jusqu'à nous.  Je sors donc sans complexe de la voiture pour aller chercher mon trophée.  J'ai dû fair l'impasse sur la photo car les chasseurs étaient vraiment proches. On entendait très disctinctement les aboiements des chiens et les cors de chasse. Ambiance chasse à cours, c'est sympa à entendre, mais pas très rassurant.  J'ai donc ramassé mon cèpe et suis retournée dans la voiture sans traîner.

Un de nos bois favoris n'était pas pris d'assaut par les chasseurs et avons pu nous y promener paisiblement. Le seul souci, c'est qu'à cette période de la saison, la seule chose qu'on y trouve c'est des chanterelles en tube.

Alors pour planter le décor, la chanterelle en tube n'est pas bien grande et comme elle est très sournoise, elle aime confondre sa couleur avec celle des feuilles mortes.  Mieux encore, elle trouve un malin plaisir à se planquer sous l'épais tapis de feuilles fraîchement tombées des arbres.

Conclusion : pour trouver des chanterelles en tubes à cet endroit, il faut savoir d'avance qu'il y en a et savoir aussi exactement à quel endroit. C'est peut-être pour cette raison que je n'ai pas la moindre concurrence là bien que le lieu soit fréquenté par des promeneurs.

Nous nous dirigeons donc vers notre point de repère (une souche d'arbre que nous avons bien mémorisée) et nous commençons à observer minutieusement le sol sur une zone d'une vingtaine de mètres de large. Le tapis de feuilles mortes est tellement épais que les chanterelles ne sont pas très visibles. On s'acharne, on se concentre, et finalement une première petite touffe de chanterelles se montre. On les cueille et on déplace délicatement quelques feuilles mortes ce qui nous permet d'en découvrir d'autres.

Nous avons donc presque dû "balayer" la forêt, à quatre pattes pour trouver nos chanterelles.

Les voyez-vous ici ? (Les feuilles sont légèrement dégagées et je suis debout pour prendre la photo)

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J'approche un peu. Vous les verrez mieux ici.

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Et ici, vous les verrez encore mieux.

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25 mai 2009

Mousserons de la Saint-Georges

Comme je vous le disais il y a quelques semaines, nous avons fait une grosse récolte de mousserons de la Saint-Georges.  Je vous propose de découvrir les photos ici.

Petit rappel des faits : nous étions partis dans l'idée de trouver des tas de morilles.  Ce n'est pas que les morilles étaient absentes ou que je me sois gourrée de biotope, mais la concurrence eut raison de nos ambitions et nous avons été contraint de nous contenter d'une dizaine de morilles pas bien grosses.

Nous connaissions également une station de mousserons de la Saint-Georges à cet endroit et après avoir renoncé à traquer la morilles, nous avons donc décider de chatouiller un peu le mousseron.  Mes antennes extra-sensorielles se sont donc réglées sur "mousseron" et voici le premier petit soldat, pile où je l'avais prédit.

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On s'accroupit pour mieux voir et on constate qu'il n'est pas tout seul.  Tout un régiment le suivait en file indienne sur une distance de plus de 25 mètres.  Voici quelques uns de ses copains.

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Une demi-heure de courbatures plus tard, nous avions neutralisé cette armée et emmenions nos prisonniers.  Les voici tous sur la table après recensement (6,8 kg).

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Par la même occasion, vous pouvez apercevoir nos quelques malheureuses morilles qui ne font guère le poids...

A présent, la saison des mousserons touche à sa fin pour laisser la place dans un futur proche (du moins je l'espère) aux cèpes, girolles et autres merveilles.

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28 avril 2009

Au bon endroit au bon moment

Beaucoup l'ont dit : l'hiver que nous avons connu devrait nous donner une année à morilles assez remarquable.  Du coup, il y a affluence dans les bois à la recherche de ce trésor : des vieux loups solitaires et expérimentés qui iront sans peine droit au but pour ramener de pleins paniers de morilles, mais aussi des débutants qui ont entendu dire que... et qui croient sincèrement que cette année c'est la bonne et qu'ils trouveront enfin quelques morilles.

Je le vois très fort dans la nature de vos commentaires de ces dernières semaines.  On dirait qu'on se livre tous à une petite guéguerre virtuelle du chercheur de morilles (ou de tricholomes de la Saint-Georges).

Vos questions sont également très nombreuses sur les biotopes à prospecter.  Est-ce le début ou la fin de la saison ?  Et il m'est difficile de répondre de manière personnalisée à chacune de vos questions, je ne ferais rien d'autre.  Et comme dans la vraie vie, j'ai un vrai boulot qui n'a rien à voir avec les champigons et encore plein d'autres choses, il ne me reste plus qu'à sacrifier mes heures de sommeil pour tous vous répondre un à un.  Mais je ne survivrais pas très lontemps et donc le plus simple est de faire un tir groupé dans un ou plusieurs billets (je n'ai pas encore décidé combien de km de phrases j'écrirai aujourd'hui) pour vous répondre de manière plus générale.

Non, je ne ferai pas comme les bouquins qui vous disent que les morilles poussent de février-mars à avril-mai, sinon je me contenterais de vous renvoyer aux ouvrages de votre choix.  Ce que disent les livres n'est que généralités et théorie.

Moi, ce que je veux faire, c'est vous apprendre à interpréter ce que disent les livres et vous faire votre propre théorie en fonction de votre situation.

Je reviens donc sur ce fichu bouquin qui me dit que la morille pousse de février-mars à avril-mai.  C'est plus février ou mars pour le début ?  Même genre de question pour la fin de la saison.  Pourquoi le bouquin est-il si vague ?  Justement parce que la France (beaucoup de livres sur les champignons sont écrits par des mycologues français) est très vaste et que pour une même date, le climat de Lille n'est pas du tout le même que celui de Marseille.  Mais les mycologues qui ont consacré des années à écrire leur chef d'oeuvre fiable ont également beaucoup voyagé.  Ils ont donc constaté les effets sur les champignons de ces grandes différences de climat selon les région.  Il fallait bien contenter tous les lecteurs éparpillés aux 4 coins de la France et même la poignée de Belges potentiellement intéressés par le sujet.  Ils ont donc choisi de donner des périodes approximatives car ils ne pouvaient pas faire autrement.  Au moins, cela a le mérite d'être réaliste.

Ce fameux "février-mars" que nous lisons dans les livres ne représente pas non plus les extrêmes.  Pour ne citer qu'un exemple, en Belgique il est assez utopique de rechercher la morille avant le mois d'avril, alors que dans d'autres régions, la saison touche peut-être à sa fin.

Il ne faut pas pour autant accuser les livres de raconter des choses inutiles.  Au contraire, il faut multiplier sa documentation : posséder plusieurs livres (ou du moins en consulter plusieurs) et comparer ce qu'ils disent.  Certains livres originaires d'autres pays et traduits peuvent donner des moments différents pour l'apparition des champignons.

Enfin, je pense que les données fournies dans un livre sont le résultats de multiples vérifications qui se sont faites sur plusieurs années avec des relevés de terrain ultra-complexes et tiennent compte finalement d'un climat annuel "normal".  Or, on sait que depuis quelques années, les scientifiques enregistrent des modifications significatives de notre climat. la conséquence est donc que les champignons s'adaptent ou risquent de disparaître définitivement de nos bois selon les espèces.

Les cueilleurs expérimentés savent du premier coup d'oeil quand il faut s'enfoncer dans les bois à la recherche de telle ou telle espèce.  Mais le débutant est parfois désemparé de son incapacité à trouver un champignon dont il se régalera le soir.  Et pourtant apprendre quelques petits trucs est à sa portée et un jour peut-être deviendra-t-il aussi un maître en la matière.  Il faut juste de la patience.

Une seule règle d'or : apprendre à observer correctement (vous m'entendrez souvent dire cela car c'est la première difficulté à affronter) !

Ici, comme nous parlons du moment auquel il faut traquer les champignons, le tout premier réflexe à avoir est de bien lire toutes les informations que vous pouvez trouver dans les livres concernant les circonstances climatiques favorisant les poussées de l'espèce que vous convoitez et surtout bien vous en imprégner afin de vous en souvenir.

Ensuite, il faut avoir la mémoire de la météo (vous pouvez prendre des notes que vous gardez précieusement), consulter les statistiques climatiques saisonnières de votre région.

Puis, lorsque vous pensez que le climat que vous apercevez depuis votre fenêtre ressemble à ce que disent les livres, il faut vous mettre en route et regarder ce qui se passe dans la nature.  Et pas uniquement les champignons !  Si une année les châtaigniers bourgeonnent en février et l'année suivante en mars, cela signifie que cette différence sera observée à tous les niveaux de la nature et donc les champignons aussi auront un "calendrier" décalé.

Tenez un genre de journal de vos sorties.  Consignez-y ce que vous observez sur le plan climatique, espèces végétales et champignons que vous trouvez.  Même si vous n'êtes pas un spécialiste, vous êtes en mesure de voir qu'il a plu très fort et qu'il y avait de grandes flaques d'eau ou qu'on contraire, il faisait archi sec.  De même, vous êtes capables de voir que les arbres bourgeonnent, sont en fleurs...

Ce n'est que la comparaison de vos propres observations dans votre région qui vous amèneront à faire des découvertes, votre propre expérience.  C'est un travail de longue haleine et à moins d'avoir une chance inouie, ce n'est pas du premier coup que vous trouverez tous les champignons que vous voulez.

Mais un jour, vous ferez LA découverte tant attendue et en relisant vos notes d'antan vous vous interrogerez sur le pourquoi vous n'avez pas fait cette découverte plus tôt.  Et il est fort probable que vous trouviez seul la réponse à cette question.

Vous l'aurez compris, il est impossible de s'intéresser aux champignons exclusivement.  Ils font partie de la nature au sens large du terme et la nature étant tout un vaste contexte, il faut s'intéresser à l'ensemble de ce contexte pour multiplier nos chances de trouvailles.

Je vous ai parlé du moment; de la même manière j'aborderai l'endroit (non je ne file pas mes stations, même sous la torture), mais c'est pour une prochaine fois.  Je pense que vos neurones bouillonnent assez pour aujourd'hui.

Posté par Canaille_Be à 19:20 - Au bois - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 avril 2009

Dame nature est généreuse

Cela fait longtemps que je n'ai pas alimenté mon blog en raison de soucis informatiques.  Je bosse toujours sur une vieille bécane qui tourne à tros pattes et donc, c'est un peu moins rigolo de traîner sur le Net.

Je viens de voir qu'un vieux billet sur les morilles fait fureur en ce moment et donne lieu à pas mal de commentaires.  J'ai lu en diagonale mais promis, je relis tout ça plus attentivement et je réagirai à vos commentaires.

Bien , je ne suis pas là ce soir pour vous parler de mes soucis informatiques et la cuisine intérieure du blog, mais je vais vous parler de champignons (oui, oui, je suis sortie dhibernation et le printemps me propulse hors de chez moi à la recherche de champignons).

Il faudra un peu attendre pour les photos que je publierai plus tard, mais je peux déjà vous tenir en haleine en vous racontant mes aventures.

L'hiver rigoureux que nous avons connu me laissait supposer que la saison serait bonne pour les champignons et les morilles notamment.

Comme chaque année, mon printemps commence par l'inspection de mon jardin où chaque année je vois pousser des pézizes veinées.  Cette année, elles étaient deux semaines plus tard que l'année dernière et moins nombreuses (une quinzaine de champignons), mais plus grosses.  Autre constatation : l'année dernière, elle ont grandi pendant environ un mois et cette année 15 jours ont suffi.  Le climat y est sans doute pour quelque choses.

Fin mars, les premières morilles minuscules donnaient quelques timides signes de vie sur la Belgique.  C'est tôt !  Habituellement, il faut attendre la mi-avril.

Un emploi du temps très chargé m'a empêché d'aller vérifier cela de mes propres yeux avant ce matin.

Je m'engoufre donc dans mon bois à morilles favori, le coeur rempli d'espoir et motivé.  Le début s'annonce mal.  Pas une morilles en vue.  Je ne suis pas fichue de trouver mon chemin en ville entre le béton et le macadam, mais j'ai une mémoire incroyable des endroits précis où je trouve mes champignons (je retiens l'arbre au pied duquel le champignon poussait).  Je persiste donc et mattarde dans les zones où j'ai déjàtrouvé des morilles les années précédentes.

Mon effort est récompensé car je trouve... des restes de pieds de morilles qui ont été coupées quelques jours plus tôt par un concurrent.  Je n'ai pas de chance, mais les morilles ont existé, j'en ai la preuve.  J'inspecte donc les alentours car le concurrent peut en avoir oublié ou d'autres morilles peuvent avoir poussé depuis son dernier passage.  Et je trouve finalement ma première morille.  Une dizaine d'autres rejoindront mon panier.

Mon sentinment est partagé.  D'un côté la déception de n'avoir que 11 morilles et d'un autre côté, la joie d'avoir eu une bonne intuition dans mes recherches.

Il y a 10 jours environ, j'ai eu des échos me disant que les premiers tricholomes de la Saint-Georges pointaient timidement leur nez.  C'est tôt également.  D'habitude, ils apparaissent aux alentours du 23 avril (c'est la Saint-Georges, d'où leur nom).  Et non loin de ma place à morilles, l'année dernière j'avais découvert une station intéressante de tricholomes de la Saint-Georges.

Je me suis donc dirigée vers cet endroit en faisant appel à mon GPS spécial "mémoire des arbres et des talus".  Ils m'attendaient tous au garde-à-vous alignés en espèce de haie d'honneur.

Je ne mis pas longtemps à m'accroupir devant le premier de la rangée pour le saluer cueillir et l'installer confortablement dans mon panier.  Et je suis la ligne (ou plutôt l'arc de cercle) en ramassant au passage tous ces petits soldats.  Une demi-heure plus tard, j'arrive enfin au dernier et je peux me relever.  Je sens d'affreuses crampes dans mes jambes qui me disent que j'ai dû rester longtemps accroupie.

Pleine de courage, je ramasse le panier et en le regardant de plus près, je n'en crois pas mes yeux : il déborde !  Ah, il pèse lourd aussi !  Du coup, je regarde en arrière, histoire d'évaluer la distance parcourue entre le premier tricholome et le dernier.  A vue de nez, environ 25 mètres que j'ai parcouru accroupie.  Très grosse récolte et je me demande combien cela peut peser.  J'évalue à environ 5 kilos.

Une fois rentrée à la maison, je mets ma récolte sur la balance : 6,8 kilos !

Mais tout n'est pas terminé, il faut à présent nettoyer tous ces champignons.  Ca m'a pris 2 heures et demi.  Je n'en voyais pas le bout !

Que vais-je donc faire de toute cette quantité ?  Tout simplement faire plaisir à mon entourage en leur offrant des tricholomes de la Saint-Georges.  Et avec une telle quantité, tout le monde en aura et pourra se régaler.

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22 novembre 2008

La dernière sortie

A l'heure qu'il est, les premiers flocons de neige sont tombés sur la Belgique, mettant un terme à la saison des champignons.

Avant donc de plonger dans ma traditionnelle hibernation mycologique, voici quelques petites trouvailles de nos 2 dernières sorties.

Je m'empresse en tout premier lieu de publier les 2 photos du seul pied-bleu que nous avons réussi à immortaliser.  Pas dans sa meilleure forme ce spécimen, mais faute de mieux je le mets quand-même.  On fera mieux l'année prochaine.

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Un gros bolet à pied rouge (la récompense du mycologue)

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Moins courant dans nos bois, mais joli tout de même, il a fallu que ces strophaires orangés gardent la pose un moment devant l'assemblée de myco-photographes qui les bombardaient à coups de flash à tour de rôle.

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Quelques représentations illustrant la cohabitation entre champignons.  Tout d'abord, les champignons cannibales (les "poils") qui dévorent peu à peu un autre champignon.

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Quelques petits malins qui ont choisi de profiter du chapeau de leurs voisins pour se prémunir de la pluie.

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Voilà donc qui clôture cette saison, moins bonne que je ne l'aurais espéré.  Un long hiver nous attend à présent et pour éviter l'ennui, nous allons nous replonger dans la détermination des bolets que j'avais temporairement mis sur le côté.  On n'hibernera donc pas cet hiver.

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02 novembre 2008

Une des dernières sorties de la saison, peut-être la dernière

Le gel menace nos contrées.  On a d'ailleurs eu 2 petites gelées nocturnes la semaine dernière, mais rien de bien méchant pour les champignons.

Cela veut donc dire que la saison touche à sa fin et que les champignons les plus sensibles au froid vont disparaître très bientôt.

On a tout de même fait une promenade organisée en collaboration avec 2 cercles de mycologie aujourd'hui.  On était un peu inquiet à cause des petites gelées des derniers jours.  Et hier, notre inquiétude avait atteint son plus haut niveau.  Il a plu des cordes toute la journées et nous craignions fort qu'il en soit de même aujourd'hui.

Se promener sous la flotte n'est pas un problème en soi, je l'ai déjà fait plus qu'à mon tour et je suis toujours en vie.  Mais ce qui est embêtant, c'est de dévorer notre pique-nique sous la pluie, être trempés comme des canard quand on reprend la voiture (ça fiche de la buée sur le carreaux), et le plus grave de tout : on ne peut pas dégainer nos appareils photos (il faudrait d'ailleurs qu'on en invent des waterproof, juste pour nous les amateurs de champignons par tous les temps, je vais en toucher un mot à Canon et autres marques...).

Mais la chance fut de notre côté.  Ce matin, un beau soleil nous accueillit à l'orée du bois.  Et la chance ne s'est pas arrêtée là.  Nos récoltes aussi furent intéressantes : quelques espèces pas très courantes et suffisamment d'espèces comestibles pour que tout le monde puisse s'offrir une petite poêlée.

Ca ne fait pas longtemps que je suis rentrée et mes photos ne sont pas encore sur le PC.  Il faudra donc attendre un peu mais ça vient.  Et si mon photographe attitré n'a pas loupé l'individu, on devrait enfin avoir immortalisé le pied-bleu !

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28 octobre 2008

Les pieds-bleus

Pour tous ceux qui ont lu ma petite série "un peu de moi", vous l'aurez compris, le pied-bleu est un champignon qui n'a pas encore eu la chance de rejoindre ma collection de photos.  Paradoxalement, c'est un des premiers champignons que j'ai été capable d'identifier à coup sûr (pourtant la confusion avec certains cortinaires est fréquente).

Et le sort s'acharne, je me demande pourquoi d'ailleurs.  Je vous raconte, peut-être comprendrez-vous mieux que moi la raison à cette terrible lacune.

Nos deux premières rencontres avec des pieds-bleus ont eu lieu à une époque où nous avions pas d'appareil numérique.  Je dois aussi vous avouer que je n'ai pas eu la chance de rencontrer des pieds-bleus très souvent.

La troisième fois, on l'a trouvé au printemps.  Hé oui, ce n'est pas fréquent, mais c'est possible.  En le voyant, j'étais loin d'imaginer que c'était lui.  En plus il était tout seul, pas de copains pour jouer avec lui.  Un geste maladroit en voulant dégager les débris qui le recouvraient et le champignon s'est brisé et on a renoncé à prendre en photo un exemplaire à l'agonie (c'est cruel, barbare et même pervers vu que nous sommes responsable de cette agonie).

La 4ème fois, nous étions allés nous promener dans ma "zone test".  J'explique : il s'agit d'une forêt pas trop loin de chez nous où on ne trouve pas d'espèces exceptionnelles, mais qui me permet de juger si cela vaut la peine de faire des kilomètres supplémentaires en vue de meilleures récoltes.  Je m'y rends en général en tout début de saison et lorsque le climat est peu propice aux champignons.

Cette fois-là, c'était à la fin septembre, une période assez sèche et nous étions partis dans l'idée de ramasser des châtaignes (il y a plein de châtaigniers à cet endroit) et accessoirement, voir les champignons qui poussent.  Perplexes, nous avons laissé l'appareil numérique à la maison.  Pas grand-chose dans le bois en vérité et nous avançons vers les châtaigniers munis d'un panier (pour les quelques champignons qu'on pensait trouver) et d'un sac en plastique (pour les châtaignes).

Nous n'étions plus très loin, une centaine de mètres environ.  Ronald et les enfants étaient en avant.  Moi, j'avais repéré des champignons dans un fourré que je voulais absolument voir de près.  Je me débattais dans les ronces pendant que Ronald et les enfants s'étaient immobilisés quelques dizaines de mètres plus loin.  Ils m'attendent ?  Non, ce n'est pas possible, c'est pas dans leurs habitudes.

J'arrive enfin à démêler les liens affectifs qui se sont créés entre les lacets de mes bottines et les ronces et les rejoints.  Je fais l'innocente : "Ah, c'est gentil de m'attendre".  Ben oui, ils avaient quelque chose à me montrer et ils faisaient tous les sentinelles devant la chose à me montrer.  Vu d'ici, ça devait être un véritable trésor !  Je m'approche du lieu qu'on m'indique et je découvre... un pied bleu, puis un 2ème, puis.... bref, il y en a des quantités innombrables.  Ils poussaient là en formant un vaste rond de sorcières.  J'ai pesté pour l'appareil photo oublié.  On a ramassé nos pieds bleus.  Le panier s'est trouvé rempli en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.  les enfants en avaient encore plein les mains et il a fallu utiliser à très court terme le sac en plastique.  Nous n'avons pas ramassé la moindre châtaigne ce jour-là faute de savoir où les mettre.

Les années suivantes, nous faisons systématiquement une inspection approfondie de cette zone sans plus jamais rencontrer le moindre pied-bleu, ni même ailleurs.  Ronald qui adore ce champignon commence même à désespérer de pouvoir encore en manger.

Et nous voici en octobre 2008 et nous partons dans les Ardennes pour une expédition champignons.  On a nos places favorites et on s'y rend donc en priorité.  L'exploration de zones inconnues, c'est si on a le temps (et de la place dans le panier).  Première zone : quelques pieds-de-mouton, coprins chevelus et autres petits machin.  Rien de sensationnel.  Deuxième escale : on devrait trouver ici des cèpes de Bordeaux, chanterelles en tubes, bolets à pied rouge et d'autres espèces comestibles en moins grand nombres celles-là.  Seules quelques chanterelles en tube se sont timidement montrées.  On s'en contente.

La troisième escale, c'est la place à coulemelle.  Là, on trouve habituellement quelques coulemelles dont certaines sont parfois de taille impressionnante.  Comme elles poussent en bord de chemin, elles sont faciles à repérer même en voiture.  La première se montre, une deuxième aussi.  Merde !  On ne peut pas se garer comme ça, il y a un groupe de promeneurs qui occupent les lieux.  On avance un peu pour se garer 50 m plus loin.  Pendant la manoeuvre, je scrute ce que font les promeneurs suspects, des fois qu'ils voudraient piquer mes champignons.

Grosse panique à bord : ils se penchent sur un champignon.  C'est foutu, ils vont nous les piquer.  Je saute hors de la voiture et commence à escalader le talus pour sauver ce qui peut l'être.  Je laisse Ronald vérifier s'il est bien garé et verrouiller la voiture.  Plus de peur que de mal, les promeneurs étaient des touristes hollandais qui n'ont fait que regarder car il n'y connaissent probablement rien.  Mes champignons sont intacts.  Ronald les ramasse tandis que moi, je suis plus loin dans le petit bois et ramasse d'autres coulemelles.  J'ai les mains pleines, pas de panier qui, dans ma précépitation est resté dans la voiture.  Une fois ma cueillette terminée, j'essaie tant bien que mal de redescendre de mon talus (ne riez pas, c'est pas facile avec les mains pleines de champignons).  Au moment où je rejoins le chemin, Ronald brandit un champignon sous mon nez : un pied-bleu !  Trouvé où ?  Ben, là au bord du chemin !  Pas possible, on n'en a jamais vu ici !  Ben pourtant, j'en ai trouvé et ces touristes ne s'en sont même pas préoccupés !  Heu t'en as beaucoup ?  Ben tout ce qu'il y a dans mes mains (bien remplies) et... dans mes poches.  Et dans le feu de l'action, la trouille de ces #§&$% touristes, l'appareil photo est une fois de plus resté dans la voiture.

On n'a pas de bol !  Mais on s'acharne, pas question de se laisser démotiver !

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07 octobre 2008

Sortie au Grand-Duché de Luxembourg

Une fois n'est pas coutume, nous avons fait un très long chemin pour explorer les bois luxembourgeois.  J'hésitais un peu à faire une telle route, convaincue que la proximité de la Belgique devait offrir des bois très semblables aux nôtres.  Notre guide nous fit savoir quelques jours à l'avance que les champignons semblaient pousser en plus grand nombre que chez nous.  C'est donc ce dernier élément qui m'a convaincue d'aller voir de l'autre côté de la frontière.

Belle journée ensoleillée, températures clémentes : tout ce qu'il faut pour une promenade réussie.  Après 2 heures 30 assis dans la voiture, nous étions très demandeur d'une bonne promenade pour nous dégourdir les jambes.  Nous n'avons pas tardé à nous engoufrer dans le bois.

Dès l'orée du bois, nous apercevons déjà quelques champignons.  5 minutes plus tard, nous arrivons dans le vif du sujet.  Mais c'est curieux cette forte odeur d'ail que je sens.  Un des membres de notre petit groupe aurait-il mangé de l'ail avant de venir et refoulerait du goulot ?  J'ai reçu suffisamment d'éducation pour ne pas faire ce genre de remarque tout haut.  Heureusement, car le coupable de cette odeur qui n'est pas le fruit de mon imagination s'est fait démasquer.  Un champignon d'une douzaine de cm de haut au pied très grêle et chapeau fragile d'environ 3 à 4 cm est le responsable de cette odeur entêtante.  Il s'agit du marasme à odeur d'ail (qui aurait cru qu'on lui donne ce nom ?). Notre guide nous explique que dans ce bois, c'est lui qui trône en très grand nombre.  Ben oui, on en a vu des troupeaux un peu partout.  Malheureusement, je ne peux pas vous montrer de photo car Ronald a raté les photos de ce champignon.  Il faut dire aussi qu'une fois dans le bois, il y avait tant à voir qu'il n'a guère eu l'occasion de rengainer l'appareil.

Nous progressons lentement dans le bois, faisant une pose photo presque à chaque pas.  Après une heure, nous trouvons le premier cèpe.  Nous n'en trouverons d'ailleurs que très peu dans ce bois.

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Plus loin, changement de paysage : nous nous trouvons sous pins.  A cet endroit, c'est le bolet granulé qui est roi.

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Dans ce même biotope, nous rencontrons aussi quelques amanites tue-mouches et un beau sparassis crépu.

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Nous continuons à escalader la colline boisée pour atteindre des vestiges médiévaux.  On en profite pour faire une petite halte et écouter notre guide relater ce qu'elle sait de ces ruines.  Notre promenade se poursuit et nous tombons nez à nez avec une belle famille de coprins chevelus semblant faire du stop au bord du chemin.  Toutes les générations y sont représentées : les veillards, les individus d'âge mûr et les derniers nés.  Canaillette se pourlêche les babines devant ce tableau (c'est son champignon préféré).  Il m'est d'ailleurs bien difficile de lui dire que nous les laisserons sur place.  En effet, le coprin chevelu a la fâcheuse habitude de se liquéfier très rapidement (quelques heures suffisent) et ne supporteraient pas le long chemin du retour et l'attente d'être dégustés le lendemain.  Il nous reste la photo.

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Juste pour rigoler : devinez la position du photographe ;)

Le temps passe et il est à présent temps de redescendre de notre colline et mettre un terme à notre belle épopée.  Bien sûr, pas question de faire simplement demi-tour.  Et nous avons bien fait.  Nous avons encore rencontré pas mal d'espèces : chanterelles en tube, des hygrophores, des mycènes, des clitocybes...  Arrivés tout en bas, nous avons encore aperçu un autre champignon pas très courant en Belgique, le coprin pie.  Je le trouve très joli et vous ?

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Tandis que certains s'affairaient à immortaliser le coprin pie, d'autres se mirent déjà en quête d'autres espèces à photographier.  Canaillette talonnait ainsi le président de notre cercle quand elle se mit presque à hurler d'effroi : "Attention, tu as failli marcher sur des trompettes"!  Marrant, notre président voit des tas de choses, mais les champignons comestibles, il n'est pas rare qu'il les loupe, marchant presque dessus.  Nous voilà donc distraits de notre coprin pie pour ramasser les premières trompettes de la saison.

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Et pour terminer notre promenade, nous avons eu l'occasion de croiser la redoutable amanite panthère.

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Le panier est bien chargé, l'appareil aussi, nous sommes fatigués.  Il est temps à présent de manger une petite collation avant de reprendre le chemin de la maison.

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27 septembre 2008

Un bolet facile à reconnaître

Dernièrement, mon ami Guit me fit savoir qu'il se demandait à quoi ressemble le bolet pomme de pin (Stobylomyces stobilaceus).

J'ai eu de la chance car j'ai rencontré ce champignon lors d'une de mes dernières promenades.  Hé oui, ce champignon n'est pas très courant chez moi et on ne le trouve pas dans tous les bois.  En revanche, dans les bois où il est présent il est parfois assez abondant.  Bref, il faut tomber au bon endroit.

La bonne nouvelle, c'est que si vous tombez au bon endroit, vous n'aurez pas beaucoup de mal à le reconnaître tant il est singulier et difficile à confondre avec un autre champignon.

Donc, tout spécialement pour Guit, voici deux photos du bolet pomme de pin.

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26 septembre 2008

L'art de cueillir les champignons

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Vlan ! Je vous attaque d'emblée avec une photo, sans la moindre explication.  Vous vous demandez où je veus en venir, n'est-ce pas ?  Et en comparant le titre de mon billet et ma photo, j'imagine déjà vos visages scotchés sur l'écran, en forme de point d'interrogation.

J'avoue : je n'ai pas la photo adéquate, seule celle-ci est un peu représentative du thème que je souhaite aborder, mais on va d'abord se placer dans le bon contexte (si-si, vous allez y arriver).

Ici, ce n'est qu'un petit troupeau d'amanite tue-mouches qui ont perdu leurs squames (les points blancs qu'on voit habituellement) à cause de la pluie.  Là, c'est une photo d'une petite quantité du troupeau; en réalité il y en avait partout alentour. (vous arrivez à "zoomer" pour voir tous ceux qui entourent cet extrait ?

Très bien !  Maintenant, on disait que ce ne sont pas des amanites tue-mouches (toxiques, je le rappelle au cas ou..., enfin, bref, je ne vous les recommade pas), mais supposons un instant que ce merveilleux tableau soit des cèpes ou des girolles ou votre champignon préféré.  Waouw, génial de tomber sur la gigantesque station de délicieux champignons !

Moi, je vous vois déjà dégainant votre couteau et raflant tout ce qui pousse.  Et moi je vous crie "STOP" !  On ne cueille pas les champignons n'importe comment.

Si vous cueillez tous les champignons qui poussent, comment les champignons qui doivent théoriquement pousser l'année prochaine viendront-ils ?  Hé oui, fallait y penser ! Les champignons sont des êtres vivants et donc ils se reproduisent.  Si on les cueille tous, on court le risque qu'ils n'aient pas eu le temps de répandre leur semence pour assurer leur progéniture de l'année suivante.

En ce qui me concerne, je tempère donc mon enthousiasme avant de procéder à une cueillette importante.  Ma règle est donc la suivane : les vieux canassons, je les laisse sur place afin qu'ils puissent terminer de vieux jours paisibles.  Que ferais-d'ailleurs de ces vieux exemplaire.  Leur look un peu dépassé ne me met pas trop en appétit.  Quand bien même ils seraient physiquement bien conservés, il y a de fortes chances qu'ils finissent à la poubelle car ils sont truffés de vers.  Ensuite, les tous petits exemplaires (les "bébés"), j'estime qu'ils ont encore besoin de grandir un peu avant de se faire massacrer (non, je ne les engraisse pas comme les cochons) et je préfère aussi les laisser.

Ainsi les vieux exemplaires peuvent assurer la continuité de l'espèce sur la station et les jeunes, il n'y a qu'à souhaiter qu'ils ne soient pas repérés par l'un ou l'autre casseroleur peu scrupuleux et qu'il ait l'occasion d'arriver à maturité et à son tour se reproduire.

Imaginons à présent que tous les champignons sans exception soient comestibles pour l'homme et que l'homme soit justement très avide de cette nourriture au point qu'il traque les poussées de champignons.  Dans ce scénario, un champignon n'a pas le temps de pointer le bout de son chapeau qu'il est déjà scalpé par le plus grand prédateur du monde.  Zou ! Pas le temps de se reproduire, à l'état d'embryon il se fait assassiner sauvagement par notre voracité sans limite.  Et c'en est fini du monde des champignons, par notre faute, notre égoïsme, notre inconscience, notre manque de respect de la vie.

Ben oui, on doit se replacer dans une époque très reculée : la préhistoire.  Une époque où les premiers hommes étaient intellectuellement proches des animaux et ne se servaient que de ce dont ils avaient un besoin immédiat pour assurer leur subsistance.  Ils avaient besoin de 2 kg de champignons pour accompagner la cuisse de mammouth prévue pour le repas du soir de la tribu ?  Ils n'en ramassaient pas plus.  Et il en restait des tas pour le lendemain ou la semaine suivante, jusqu'au premières gelées où ils durent se rabattre sur d'autres denrées.

Et si notre homme des cavernes avait été comme nous, à cueillir outrageusement tous les champignons qu'il rencontre ?  Vous me direz tout simplement : les champignons n'existeraient pas à notre époque, ils seraient comme les dinosaures, des trucs imaginaires dont on s'en fiche un peu, hormis tout ce que notre imagination peut construire autour, ou ce que les recherches historiques nous en apprendraient. Un machin embêtant de plus à devoir potasser pour obtenir le bac, mais qu'on se demande à quoi ça va nous servir dans le futur.

Et c'est là qu'on fait erreur : que serions-nous si les champignons avaient disparu de la surface de la terre à la préhistoire, ou pire, s'ils n'avaient jamais existé ?  En gros, je vous demande quel rôle ils jouent sur notre planète.  Hé bien, mes chers amis, si les champignons n'existaient pas, nous marcherions à l'heure actuelle sur une couche épaisse (je n'ose pas dire le nombre approximatif de dizaines de mètres) de déchets organiques en tous genres, vestiges des morts humaines, animales et végétales passées depuis des temps innombrables.  Sympa, hein ?  C'est quoi ce truc qui croustille sous mes godasse ?  Ha, je viens décraser une mâchoire d'un gars qui a vécu au Moyen-Age !

Morbide comme tableau, je le conçois, mais nous arrivons à la conclusion que les champignons ont un rôle.  Ils détruisent les déchets (et à l'heure où l'homme est un grand producteur de déchet, leur utilité est donc plus que nécessaire pour éliminer notre mauvaise gestion du patrimoine).

Evidemment, tous les champignons ne se nourissent pas de cette manière (d'où viennent les mycoses que nous pourrions contracter si les champignons ne s'attaquent qu'aux matières mortes ?).  J'ai abordé un aspect extrêmement simpliste du mode de vie des champignons.  Il y a d'autres cas de figure à envisager.  Je vous livre tous ces secrets prochainement.  Mais retenons pour l'instant que les champignons nous sont utiles autrement que sur le plan gastronomique et que leur destruction est un geste irréfléchi.

Posté par Canaille_Be à 21:05 - Au bois - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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