25 mai 2009
Juste un petit essai
Maintenant que j'ai un tout nouveau PC, il faut bien que j'étudie un peu ses gadgets incorporés. N'étant pas une experte, je dois parfois m'y prendre à plusieurs reprises avant de comprendre ce que je dois faire pour obtenir le résultat que je souhaite.
C'est hélas le cas avec le logiciel de retouche de photo. J'ai cru pouvoir éviter d'affronter ce satané logiciel en retrouvant mon bon vienx logiciel de téléchargement de photos de mon appareil numérique et qui contient aussi un programme de retouche.
Eh, bien non !!! Monsieur Vista ne veux pas entendre parler de mon vieux système trop archaïque à son goût (sauf pour charger les photos, heureusement).
Bref, il faut que je passe un peu de temps à étudier ce @#$& de programme. Faut du temps pour ça et surtout être loin de l'animation familiale quotidienne qui a toujours un bon prétexte pour me distraire. Et me voilà enfin seule, en tête à tête avec mon PC. Le chien dort, le chat et le chinchilla aussi, les autres occupants de la maison ayant déserté les lieux pour travailler ou aller à l'école.
Bingo ! C'est le moment des grandes découvertes (enfin, je cherchais plutôt à refaire ce que j'avais l'habitude de faire avant, sauf que l'opération pour y arriver n'est plus la même).
Alors, juste pour voir si mon petit essai a bien fonctionné, je vous met une petite photo d'amanite rougissante.
Et voilà ! Ca a l'air de fonctionner. Youpie !!!
Eh bien, du coup, j'ai une TRES bonne nouvelle : Si la météo n'est pas trop dure avec les champignons, on va recommencer à mitrailler tout ce qui nous passe sous l'objectif et on va pouvoir se remettre à parler de champignons très sérieusement, photos à l'appui. N'est-ce pas génial ça ?
10 mai 2009
Bonne nouvelle !
Cela fait de nombreux mois que je collectionne les soucis informatiques. C'est en principe presque réglé !
Je me suis offert un tout nouveau PC. le temps pour moi de faire mes dernières configurations, installer quelques gadgets supplémentaires et surtout récupérer mes photos et on va à nouveau pouvoir s'amuser comme des fous.
La saison des morilles et mousserons de printemps touche à sa fin ici. Nous aurons sans doute une petite période creuse, mais dès que les girolles, amanites et bolets montreront leur fraise, je devrais avoir des photos à vous montrer.
Je suis terriblement impatiente.
21 avril 2009
Les statistiques explosent
J'ai été très absente ces derniers mois et les statistiques de mes visiteurs en ont souffert. Pourtant, depuis quelques semaines, les pousées des champignons de printemps font que le nombre de visiteurs a considérablement augmenté ces dernières semaines.
Ainsi, ce dimanche 19 avril, le blog a battu son record absolu de visiteurs, soit 541.
Je tiens à tous vous remercier que vous soyiez visiteur occasionnel, fidèle et discret ou fidèle laissant de temps à autre un commentaire. Voilà qui me motive à entretenir mes publications sur le blog.
Je vous rappelle par la même occasion que ce blog n'est pas que le mien, il est un peu à vous également et n'hésitez pas à me faire part de vos questions ou suggestions. J'ai créé une rubrique "A vous la parole" où vous pouvez laisser vos questions et suggestions.
De mon côté, j'espère bientôt être en mesure de mettre de nouvelles photos, ce qui rendrait le blog un peu plus vivant. En attendant, je continue à faire des photos et elles restent stockées bien au chaud sur la carte mémoire de l'appareil numérique en attente d'une solution.
Encore merci à tous de votre fidélité et de vos visites fréquentes.
01 avril 2009
Je me suis fait "tagger"
Bon, je suis toujours dans l'impasse avec mes photos et mon PC qui a été déclaré officiellement mort. Je joue sur une bécane d'appoint et je dois envisager l'achat de matériel nouveau.
Je ne peux donc pas vous raconter grand chose sur les champignons en ce moment. Enfin, si je pourrait, mais sans les photos, c'est moins drôle.
Je m'occupe donc comme je peux et mon ami Guit m'a "taggée" sur son blog pour que je réponde à ce petit questionnaire rigolo.
Juste pour le plaisir, je me jette donc à l'eau :
- Ma vertu préférée : l'ouverture d'esprit
- Le principal trait de mon caractère : l'optimisme en toutes circonstance
- La qualité que je préfère chez les hommes : la maturité assortie d'une bonne dose d'humour
- La qualité que je préfère chez les femmes : la discrétion
- Mon principal défaut : je suis toujours occupée, voire carrément débordée
- Ma principale qualité : l'enthousiasme
- Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : l'amitié qu'ils me portent
- Mon occupation préférée : vous aurez sans doute tous deviné. Faut-il que je précise ? Bon, juste pour être complète : j'adore arpenter les bois à la recherche de champignons. Une fois mes champignons comestibles trouvés, j'aime les métamorphoser en un plat succulent. Accessoirement, j'aime aussi beaucoup mon boulot dans lequel je m'investis très fort.
- Mon rêve de bonheur : refaire le monde à mon image
- Le pays où j'aimerais vivre : peu importe, tant que je m'y sente bien
- La couleur que je préfère : le mélange de couleur que contient le feuillage des arbres en automne, donc toutes les nuances de vert, jaune, orange, rouge, brun...
- La fleur que je préfère : celle qui ne finira à l'agonie dans un vase posé sur un buffet
- L'oiseau que je préfère : celui qui gardera sa liberté et ne sera jamais emprisonné dans un cage
- Mes auteurs favoris en prose : là je sèche, j'ai rarement le temps de lire un roman
- Mes poètes favoris : aucun, je n'ai jamais accroché à la poésie. Je préfère de loin les proverbes.
- Mes héros dans la fiction : Astérix et Obélix
- Mes peintres préférés : ma petite soeur qui à l'âge de 3 ans s'amusait à redécorer les murs de ma chambre et illustrer mes bouquins de manière très personnelle ;o)
- Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : je passe mon tour sur cette question, j'ai du mal à trouver des héros en version "fille"
- Mes héros dans l'histoire : tous ceux qui ont osé faire de la résistance pendant la seconde guerre mondiale (désolée pour la liste complète de tous les noms, mais je risque de faire péter Internet si j'essaie de la dresser)
- Ce que je déteste le plus : la noix de coco
- Le don de la nature que je voudrais avoir : j'amerais savoir mieux écrire
- Comment j'aimerais mourir : non, non et non, je ne peux pas aimer ça peu importe la méthode utilisée. Ca m'arrivera un jour et c'est tout.
- L'état présent de mon esprit : il fait beau, je suis de bonne humeur.
- La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : politesse bien ordonnée, je serais tentée de répondre... la mienne
Voilà mon forfait accompli. Je suis censée passer le flambeau et je le passe donc à ma copine La cuiller en bois
30 décembre 2008
Quelques nouvelles
Mon blog en hibernation forcée m'ennuie un peu et je vous donne de mes nouvelles (ainsi que de mes gros soucis informatiques).
Une bonne nouvelle pour commencer : j'ai trouvé un PC de "secours". Ne vous emballez pas trop vite : la bécane est un vieux canasson qui me permet juste de ne pas être coupée du monde moderne et virtuel. Je le bichonne donc en attendant d'avoir un meilleur matériel et donc j'évite d'y installer des tas de gadgets et d'y stocker des photos qui ralentiraient encore la machine antique.
Ceci dit, des photos, je n'en ai pas de nouvelles à vous proposer pour l'instant, la Belgique est plongée dans un froid sibérien depuis plusieurs jours déjà et il n'y a plus beaucoup de champignons à photographier dans les bois. Et vous l'aurez sans doute compris, mes photos sont toujours en otage sur le disque dur de mon ancien PC.
Autre bonne nouvelle : il est possible qu'un PC en forme intègre la maison plus tôt que je ne l'avais imaginé, j'analyse la manoeuvre en ce moment...
Dans le pire des cas, j'essaierai de vous distraire un peu (toujours en restant dans les champignons, mais sans les photos). Je cogite là-dessus.
18 décembre 2008
Un congé forcé
Un petit mot en vitesse pour vous annoncer que je prends un congé forcé : mon ordinateur a rendu l'âme retenant en otage toutes mes photos de champignons.
Je ne peux donc temporairement plus les partager avec vous, snif ! Et parler de champignons sans rien montrer... bof !
Difficile de dire dans combien de temps je pourrai revenir, le temps de réunir les sous nécessaires à remplacer mon matériel et aussi de récupérer les données de mon disque dur. J'espère juste que ce ne sera pas trop long.
Bien sûr, voyons les choses de manière positive. Ca arrive en hiver, à une période où très peu de champignons se montrent, ça me laisse un peu de répit pour régler mes soucis informatiques au mieux.
Il est peu probable que je puisse poster des billets encore cette année alors je vous souhaite déjà à tous de passer de bonnes fêtes de fin d'année, une bonne année 2009 et de bonnes récoltes de champignons l'année prochaine.
24 octobre 2008
Un peu de moi (4)
Comme vous vous en doutez, je passe l'hiver le nez fourré dans mon tout nouveau que je trouve super génial. Et comme c'est écrit tout minuscule, ça me prends du temps de déchiffrer et j'envisage même de changer de lunettes. Bref, mes lectures sont intéressantes, mais il manque la matière sous les yeux pour faire des progrès.
En parallèle, je me mets en quête d'un cercle de mycologie à une distance de la maison que je juge acceptable. Et je trouve ce cercle qui a développé son propre site internet et son forum de discussion. En cette fin d'hiver, ils ont organisé la visite d'une champignonnière. On s'inscrit pour la visite histoire d'avoir un premier contact et prendre la température de l'ambiance qui y règne. Dans la foulée, on apprend que ce cercle organise une exposition de champignons de printemps prochainement. Là aussi, l'information n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd et je bloque aussitôt mon agenda.
Le jour J arrive et on débarque à l'expo. Sur place, quelques membres du cercle s'affairent aux déterminations, à l'accueil, au bar... On visite, on prend un verre (il faisait relativement chaud ce jour-là et on avait soif). Le président se souvient que nous étions à la visite de la champignonnière quelques mois plus tôt et engage la conversation avec nous. Plus tard, je ne sais plus par quel hasard, nous nous retrouvons à la même table que quelques membres gais lurons du troupeau qui nous relatent leurs aventures dans les bois et culinaires. L'un d'eux, surnommé le sanglier solitaire a eu d'emblée toute ma sympathie tant il m'a fait rire dans la manière de relater ses aventures.
Nous sommes donc séduits et décidons de nous affilier à ce cercle plus que sympathique.
Par la suite, les choses événements vont s'enchaîner plus rapidement. Nous participons à une première promenade guidée par le cercle et nous faisons l'acquisition d'un appareil photo numérique capable de photographier en mode macro. Pendant l'été, on se défoule sur tout ce qu'on trouve sans trop se poser de questions (on préfère les poser naïvement sur le forum du cercle avant de mettre notre récolte dans l'omelette du soir). L'automne arrive avec les expos dont celle du cercle que nous avons adopté. On ne rate pas l'événement. On commence à s'affranchir un peu et ma "collection" de champignons que je suis capable de déterminer gonfle sensiblement.
Et la machine infernale est en route, rien ne m'arrête. J'achète réglièrement des livres sur les champignons, certains plus intéressants que d'autres, on s'émerveille la première fois qu'on rencontre un cèpe de Bordeaux, on tremble lors de notre première rencontre avec la mortelle amanite phalloïde, on bondit de joie de rencontrer la volvaire soyeuse (une pure merveille visuelle, mais pas très courante), on est dégoûté de l'odeur cadavérique du satyre puant, on râle sur les photos ratées, on se marre avec les photos qui sont involontairement drôles, on affronte les pluies torrentielles pour ne rien trouver tout en gardant notre bonne humeur, on se régale de nos récoltes comestibles qu'on partage volontiers avec la famille et les amis, on ne cesse de s'étonner des formes et couleurs surprenantes que peuvent adopter les champignons, on investit dans de bonnes paires de bottines de randonnées, on s'offre des loupes spécifiques... on s'éclate dans notre trip bien qu'on n'ait pas encore rencontré de champignons hallucinogènes (si, ça existe vraiment d'après les livres sérieux, mais je n'ai pas encore vu en vrai).
Et un jour de délire, j'ai eu l'idée bizarre de créer ce blog, juste pour partager ma passion avec tous ceux que ça peut intéresser.
Quelle est l'étape suivante ? Nul ne le sait. Je sais juste que j'ai une mémoire incroyablement précise des endroits où je trouve des espèces particulières, mais je crains que la multiplicité des endroits au fil du temps n'embrouille mon esprit (et on ne sait pas si Alzheimer me menace dans le futur), alors je pense investir dans un GPS ultra-précis (grifouiller sur les cartes IGN, ça fait un peu cochonné, c'est déjà bien assez que je grifouille dans mes bouquins favoris).
17 octobre 2008
Un peu de moi (3)
On est vendredi soir, j'ai eu une journée de labeur assez mouvementée et je n'ai pas trop la tête à me replonger dans les méandres de l'identification des bolets (vous ne perdez rien pour attendre, une ou deux nuits de sommeil profond et je serai d'attaque pour vous brouiller l'esprit avec mes bolets). Je reste donc sur le côté détente et récréatif en poursuivant mes aventures de débutante.
Désolée pour ceux qui s'attendent à voir des photos, l'époque dont je parle est une époque où nous n'avions pas d'appareil numérique. Je poursuis donc mon récit.
Nous rentrons donc avec nos quelques pieds-bleus et quelques autres bricoles. Bien que cette sortie n'ait pas été l'expérience la plus réussie que nous puissions faire, nous avons tout de même glané une info intéressante : une exposistion de champignons avait lieu le week-end suivant dans la région. Et j'étais fermement décidée à y aller. Zou, j'ai complété mon agenda pour le samedi suivant.
Nous arrivons donc à cette expo. Pas beaucoup de monde, c'est normal, il n'y a pas longtemps qu'elle est ouverte. On visite, on regarde les tables interminables où se trouvent des espèces innombrables. Je suis au bord de l'évanouissement devant l'évidence de la masse de choses que j'ai à étudier si je veux persévérer dans l'apprentissage des champignons. Je reprends mes esprit au bar de l'expo (ben oui, on peut prendre l'apéro aussi).
J'avoue qu'on était un peu paumés. On ne connaissait rien aux champignon ni personne de cette organisation. Tout ce qu'il faut pour s'ennuyer rapidement et décider de rebrousser chemin. Je n'en fis rien. J'avais décidé de ne pas repartir bredouille et restai donc sur place à écouter ce que je pouvais entendre des discussions mycologiques des connaisseurs qui nous entouraient. Bien sûr, il leur arrive aussi de manger une bonne fricassée de champignons et finissent donc par parler de myco-gastronomie. Du coup, je tends l'oreille un peu plus car la cuisine est un autre de mes centres d'intérêt.
Et comme je n'ai pas la langue en poche et ne suis pas timide, j'ai saisi la balle au bond en m'incrustant poliment dans leur discussion. De fil en aiguille, la discussion s'ammorce de façon plus intéressante et ces gens font preuve de beaucoup de patience face à mon ignorance. Ils me conseillent même d'aller faire un tour dans les bois environnants et d'y ramasser des champignons. Ils me promettent de déterminer le contenu de mon panier et répondre à mes questions.
Il n'a pas fallu me le dire 2 fois. Sitôt dit, sitôt fait. Moins de 5 minutes plus tard, nous étions dans le bois qui avoisinait le lieu de l'expo. Et on ramasse toutes sortes de champignons. Une heure plus tard, nous sommes de retour avec un plein panier de n'importe quoi. Un mycologue fort sympathique nous en détermine le contenu en éliminant les espèces non comestibles et nous conseillant sur la préparation des espèces comestibles. Marrant, mais nous avons récolté pas mal de bolets bais (du moins suffisamment pour s'en faire un bon petit plat). Et comme on n'a pas cueilli tous les exemplaires de la forêt, je m'intéresse particulièrement à cette espèce. Bref, ce jour-là, je quitte l'expo en étant capable de reconnaître un bolet bai. Nous en ferons d'ailleurs quelques belles récoltes les semaines suivantes. Récoltes que je congèle en prévision des périodes de disette.
L'hiver passe. Au printemps, j'ai enfin eu le souvenir de la saison des morilles, et je me mets à leur recherche. Mais compte tenu de l'humeur capricieuse de la morille et mon ignorance, mes recherches sont un flop total. Puis, je change de boulot (je sais, ça n'a rien à voir, mais ça change complètement la suite des événements). Et à mon boulot, j'ai accès à Internet. Et comme je suis convaincue que je n'arriverai pas à comprendre les champignons toute seule, je me mets en quête de cercle de mycologie sur Internet. Le cercle où nous avions été voir l'expo était très bien, mais bien trop loin de chez nous pour que nous puissions participer régulièrement à leurs manifestations.
Je n'ai pas trouvé tout de suite, le cercle qui répondait à mes souhaits, mais j'ai trouvé une organisation qui organisait un stage d'un week-end pour l'étude des champignons à un prix qui me convenait. Et on s'est inscrit.
Samedi matin, on arrive sur place. On est accueilli par le guide. On peut même acheter le Guide des champignons de France et d'Europe de Régis Courtecuisse et Bernard Duhem. Comme j'avais entendu parlé de cet ouvrage comme étant une référence, je l'ai acquis. Et depuis, il ne me quitte plus d'une semelle (il faudrait d'ailleurs que je le ménage un peu car il va bientôt tomber en lambeaux).
Au programme de ce week-end donc, une sortie le samedi matin, une seconde le samedi après-midi, cours théorique le soir, sortie le dimanche matin et cours théorique le dimanche après-midi. Tout ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer un seul instant.
On s'engouffre donc en groupe dans le bois le samedi matin. Je me suis équipée d'un carnet de notes et d'un crayon pour inscrire tout ce que je ne veux pas oublier. Evidemment, nous sommes 22 et ce n'est pas facile de voir et d'entendre quand 22 gaillards s'agglutinent autour du guide. Et du haut de mon mètre 56, je me sens un peu laissée pour compte. Je finis par me lasser de ce que je ne vois pas et que j'ai du mal à entendre. Je me désintéresse peu à peu en me disant que le cours théorique m'aidera bien plus.
Et comme je m'ennuie, je commence à fouiller les fourrés à proximité. Ronald s'en aperçoit et m'imite. Dans la foulée, je lui explique ma déception due au nombre de participants conjugué à ma petite taille m'empêchant de m'instuire comme je le voudrais. Finalement, nos pas nous guident de plus en plus loin de ce groupe presque immobile. Et on trouve... des pieds-bleus, du moins, mes souvenirs de l'année précédente m'y font penser plus que sérieusement. Ronald est aux anges, car il a classé ce champignon comme étant son préféré. Le doute quant à l'identité du champignon m'envahit tout de même. Que faire ? Prendre un exemplaire et déranger le groupe pour demander confirmation au risque de voir tout le groupe se ruer sur notre station ? Laisser tomber ? Tout ramasser et s'offrir une poêlée de champignons dont on n'est pas sûr de l'identité ?
Aucune de ces 3 possibilités ne me convient. Finalement, on se décide à tous les cueillir. On les planque au fond du panier et on les recouvre de fougères pour ne pas attirer le regard indiscrets de nos compagnons de stage car j'ai une idée diabolique en tête. Nous rejoignons le groupe l'air de rien et je récupère discrètement un champignon au fond de mon panier. Je le tiens en main en attendant que l'explication en cours se termine.
Puis j'arbore innocemment mon champignon en demandant : "J'ai trouvé ça, Bernard, c'est quoi ?" La réponse catégorique ne se fait pas attendre : c'est un pied-bleu. Yesss ! Je reconnais aussi les pieds-bleus. En plus, y'en a plein mon panier, mais ça personne ne le sait. Pour être sympa, je daigne tout de même sacrifier cet unique exemplaire à titre de matériel didactique. De retour au centre d'hébergement, nous entreprenons un tri du panier avant de le sortir du coffre de la voiture. Curieusement, il n'y aura qu'un seul pied-bleu pour illustrer le cours théorique du soir. les autres sont restés planqués dans la voiture à l'insu de tous.
D'autres furent moins malins que nous. La seule girolle qui fut trouvée n'arriva même pas à notre "exposition" improvisée. Le guide fit d'ailleurs part ouvertement de ses soupçons quant à la condamnation à peu près certaine de cette malheureuse girolle à finir en omelette.
J'ai raté une bonne part des explications sur le terrain, mais les cours théoriques se révélèrent très intéressants. Je pris beaucoup de notes et je compris pas mal de choses, même si des mystères persistent toujours. Ce stage nous permit de revenir avec quelques délices et aussi un meilleur niveau de connaissance. Je peux reconnaître à présent à coup sûr le pied-bleu, le coprin chevelu, le bolet bai et quelques autres espèces non comestibles. Je commence aussi à voir un peu plus clair dans certaines familles de champignons, même si d'autres me posent encore quelques soucis. Bref, je rentre satisfaite de ce stage, moins bête et je me dis qu'une étape importante est franchie. Ma motivation prend de l'ampleur.
Mais nous nous trouvons à la veille des premières gelées et donc de "l'hibernation mycologique" et j'ai bien peur de ne pas me souvenir de tout ça à la saison prochaine par manque de pratique. Tout serait à reprendre à zéro. Je pense donc que je dois trouver un cercle de mycologie qui me permettra de ne pas oublier mes faibles acquis et surout me fera évoluer sur le chemin de la connaissance, mais ça, c'est pour un prochain épisode...
16 octobre 2008
Un peu de moi (2)
Vu que mon histoire semble vous intéresser, je vous raconte sans tarder la suite. Faut en profiter tant que vous avez le récit du premier épisode en mémoire.
Me voilà donc avec mon premier bouquin flambant neuf. La lecture n'est pas une activité qui me repousse et je me mets donc très rapidement à lire le livre. Pas comme un roman, bien sûr, mais je prends quand-même le soin de lire intégralement l'introduction, les recommandations d'usage, les explications générales.... La suite du livre, la plus importante est constituée de fiches décrivant un champignon par page. Pas mal, le bouquin recense environ 300 espèces.
J'apprends déjà des trucs que je mémorise d'emblée : pour bien identifier les champignons, il faut les cueillir en entier (y compris le bas du pied qui est enterré). Les morilles poussent au printemps exclusivement (ah, bon ! Je ne savais pas. Je croyais que les champignons poussaient tous en automne et que seuls les champignons de souche poussaient en hiver. C'est dire que je savais observer la nature !). Je n'ai pas trop de mal à comprendre les parties du champignon : le pied, le chapeau, l'anneau, la volve, les lames, les tubes... mais je ne capte pas bien les plis des girolles et les pores des polypores, ni la différence entre les familles. Bref, je me dis qu'il faut aller voir sur place.
La semaine suivante, me voilà à nouveau au bois, cette fois armée de mon bouquin et d'un panier (j'avais déjà lu le passage où l'on déconseille fortement les sacs en plastique). Les champignons ne tardent pas à se montrer et j'ouvre religieusement mon livre devant chacun des spécimens rencontrés. Je feuillette le livre en tous sens à la recherche de la photo qui ressemble le plus au champignon qui me nargue du haut de son pied. Bizarre, mais au début, je trouvais systématiquement que mon champignon n'existait pas dans mon livre. C'était catastrophique.
Puis j'achète un second livre, moins riche en nombre d'espèces, mais qui montre quelques croquis qui me permettent de comprendre encore quelques détails supplémentaires. Mais une fois en face d'un champignon, je suis toujours aussi paumée. Et je commence à croire que je n'ai pas l'intelligence d'y comprendre quoi que ce soit. Et pourtant, je m'acharne.
L'hiver est là, les champignons ne sont plus là et je passe mes longues soirées à examiner mes livres de plus près. Et je comprends que mes livres ne sont qu'un maigre échantillon de ce que l'on peut rencontrer. Je me mets en quête d'un troisième livre, d'un format plutôt adapté aux bibliothèques et non à la poche de ma veste. De belles photos, des descriptifs pas trop mal faits et quelque chose qui commence à ressembler à l'ébauche d'une clé de détermination. J'en profite pour encore m'instruire un peu, mais beaucoup de zones d'ombre persistent.
La saison suivante redémarre (à l'automne car les morilles au printemps m'étaient complètement sorties de la tête) et je reprends mes recherches sur le terrain. C'est sans doute à cette époque que m'est venue cette curieuse manie qui me caractérise tant d'avoir des aptitudes à repérer les champignons en voiture. Au bord d'une route de campagne, ue troupeau de coprins chevelus (je n'en étais pas sûre à l'époque). On s'arrête, j'ouvre mon livre qui me dit : attention aux confusions avec le coprin noir d'encre. Je ramasse les champignons en me disant que je les regarderai de plus près à la maison. Ce que je fais. Un journal étalé sur la table, les champignons posés dessus, mes trois bouquins à portée de la main et je commence à analyser la situation. Heu, je ne vois pas en quoi une confusion avec le coprin noir d'encre est possible, sur les photos ils me paraissent tellement différents l'un de lautre. Mais puisque les livres disent que la confusion est possible et que je n'y connais rien, ça veut dire que je peux potentiellement faire cette affreuse confusion. Je suis cependant à peu près certaine que j'ai des coprins chevelus sous le nez (j'avais mes lunettes). Mais à cause du bouquin, mes coprins ont fini dans la poubelle après m'avoir amusée pendant une heure.
Il en sera à peu près ainsi de mes trouvailles suivantes pendant toute cette saison. Je laisse passer un nouvel hiver et un nouveau printemps ('histoire des morilles ne me revient décidément pas à l'esprit) et voilà que l'été suivant, nous passons un week-end dans les Ardennes belges. Pas pensé à mes bouquins parce que les champignons, c'est en automne qu'on les trouve et pas en été, dans mon esprit. Et puis, pas sûr qu'on aille se promener dans les bois, il y a tant d'autres choses à faire. Finalement, on s'offre une belle randonnée de 13 km dans les bois et on rencontre quelques champignons. Le moment est mal venu de tenter d'exercer mes talents de mycologue ratée et j'abandonne donc l'idée. Mais nous faisons un tour en ville et passons devant l'office du tourisme. Un tas d'affiches collées sur la vitrine. J'entreprends de les lire lorsque l'une d'elles attire mon attention. Une promenade découverte des champignons est organisée en septembre prochain dans la région. Je relève à tout hasard le numéro de téléphone où l'on peut s'inscrire.
Fin août, les bois m'appelle et mes résultats sont toujours aussi désastreux. Je téléphone pour m'inscrire à la promenade en me disant que j'y apprendrai beaucoup. Sur place, tôt le matin il fait un froid de canard. ils ont prévu le café avant de se mettre en route. Nous sommes une bonne trentaine. Là j'achète mon couteau à champignons. Vous savez, celui qui a une petite brosse au bout du manche. Au début, je frime un peu avec mon couteau : "Moi j'ai l'outillage du grand spécialiste". Mais comme je n'y connais toujours rien, je la mets vite en veilleuse.
Le mycologue arrive et nous donne quelques explications que je ne comprends presque pas, comme s'il s'expimait dans une langue étrangère. Tout va bien ! Puis nous sommes livrés à nous-mêmes dans les bois. La consigne est simple : ramassez ce que vous trouvez et on vous le déterminera. On ramasse donc comme des sauvages tout ce qu'on trouve. Retour au point de ralliement à midi. Tout le monde a fait pareil que nous, parce que tout le monde ou presque est aussi nul que nous. Le mycologue est débordé. Il détermine très vite : ça c'est celui-ci, ça c'et celui-là. pas le temps de retenir ce qu'il dit, pas le temps de prendre des notes, pas l'occasion de revoir le champignon de près une dernière fois avant un adieu poignant, pas l'occasion de poser une question et d'y avoir une réponse claire. Bref, un massacre ! J'ai l'impression de perdre mon temps.
Nous mangeons à midi et une seconde promenade, guidée celle-là, est programmée pour l'après-midi. Nous suivons le troupeau sans trop de conviction. On nous dit que de tel côté, on peut trouver des pieds-bleu, tel autre renferme des cèpes, et là-bas, il y a des coulemelles. Que du comestible donc. Evidemment, on est 30 et tout le monde veut repartir avec une bonne poêlée. La guerre du champignon est donc déclarée au beau milieu de ce bois. C'est à qui avancera le plus vite et se ruera le premier sur un champignon. J'ai vite compris que si je voulais avoir la chance de manger ne fut-ce qu'un seul champignon, je devais me lancer dans la pagaille. Et j'ai trouvé mes premiers pieds-bleus. Qu'est-ce que j'étais fière de mon exploit !
La suite, c'est pour bientôt ;)
15 octobre 2008
Un peu de moi
Après avoir un peu parlé des bolets, on peut se permettre une petite récréation. Donc, rien de bien méchant dans ce billet.
Dans mon entourage, mes amis, collègues... s'étonne toujours quand je leur révèle mon intérêt pour les champignons. "Quel hobby original !" "Marrant, tu n'as pas de formation scientifique et pourtant tu t'intéresse à des trucs que personne n'oserait approcher".
Je me révèle donc un peu (non, je vous donne pas le numéro de mon permis de chasse - j'en ai pas d'ailleurs).
Tout a commencé il y a bien longtemps, lorsque j'étais très petite à vrai dire, mais ça dormait profondément en moi. Nous vivions dans un petit village et à l'arrière de notre jardin, il y avait un pré. A l'automne, on apercevait des gens armés d'un seau au lever du soleil. Ils ramassaient les champignons de prairie d'après ma mère. Du coup, mon frère et moi voulions faire la même chose. C'est là que ma mère a eu peur d'une imprudence de notre part et comme elle n'y connaissait rien aux champignons, elle n'a pas trouvé que nous flanquer une sacré trouille pour calmer notre enthousiasme.
Ses armes ? Des paroles qu'un enfant prend au sérieux. Du genre : tous les champignons qui poussent sur les souches sont mortels; pour que les champignons comestibles poussent, il faut du crottin de cheval sur le sol; c'est dangereux de ramasser les champignons dans les bois et les prés, on ne peut faire confiance qu'à ceux des magasins...
Bref, ça mijote un peu dans mon esprit d'enfant à un point tel que l'histoire du crottin de cheval est celle que je retiens le mieux. J'étais bien décidée à trouver des champignons comestibles... en fouillant les crottins de chevaux qui traînaient parfois sur nos routes de campagnes. J'ai très vite renoncé à cette besogne répugnante car je n'ai jamais rien trouvé. J'accusais les voitures d'écraser les champignons des crottins de chevaux.
Puis ma petite soeur est née et nous avons déménagé pour un autre village, un peu moins campagnard. La recherche des champignons comestible m'est passé, j'avais d'autres préoccupations avec mes voisins qui avaient le même âge que moi.
Mes expériences furent bien minables à côté de celle que fit ma petite soeur. Du haut de ses 3 ans, elle eut subitement l'idée de tester la saveur d'un petit champignon qui poussait dans le jardin. Elle s'en vanta auprès de ma mère qui devint aussitôt verte, mais garda suffisamment d'esprit pour appeler le médecin en urgence. Le médecin devint aussi vert que ma mère et lui conseilla d'amener ma soeur à l'hôpital et surtout... d'appuyer sur le champignon.
Ma soeur resta environ 24 heures en observation sans avoir souffert de quoi que ce soit. A l'heure qu'il est, elle se demande toujours ce qu'elle a été faire dans cet hôpital ou elle clamait à qui voulait l'entendre qu'elle n'est pas malade et qu'elle ne doit pas "cracher" (comprenez "vomir"). Moi, du haut de mes 12 ans, cette histoire m'a un peu perturbée et je ne fis plus attention aux champignons... pendant une vingtaine d'années, à plus forte raison que les mises en garde de ma mère me revenaient en mémoire.
Environ 20 ans plus tard donc, nous vivons dans un appartement : un véritable supplice pour moi qui ai toujours vécu à la campagne. Et mes voisins d'en haut, particulièrement bruyants n'arrangent pas les choses. Et voilà qu'un début soirée par un beau jour de fin d'été, mes voisins m'excèdent au point que je fuis de chez moi pour trouver un peu de tranquillité dans un bois.
On se promène dans la luminosité qui baisse fortement, mais pas suffisamment pour que nous soyions empêchés de voir un champignon rouge vif. C'est la couleur qui m'a attirée. Je ne savais pas que cette couleur existait pour un champignon. Et voilà que je retrouvais mon enthousiasme d'enfant.
A la différence près que l'aventure de ma soeur m'invitait à la prudence. je m'approchai donc de mon sujet et commençai à l'observer. Naturellement, les questions me vinrent à l'esprit. Quel est ce champignon ? Est-il comestible ?
J'étais décidée à en avoir le coeur net, mais certainement pas en servant de cobbaye. Je laissai donc sur place ce champignon rouge et le lendemain, je me suis offert un livre sur les champignons : le premier que j'ai trouvé au magasin. Ce n'était pas le meilleur choix que j'ai pu faire, mais je l'ignorais encore.
La suite de mes révélations, c'est pour bientôt.
