13 octobre 2008
Les bolets (3)
Ca y est ? Vous avez digéré les deux premières leçons ? Prêts pour la leçon suivante ?
A l'attaque alors.
Nous nous étions donc arrêtés aux tubes et aux pores la dernière fois. Revenons quelques instants sur les pores (vous savez, l'extrémité du tube que l'on voit sous le chapeau). On a parlé de leur forme la dernière fois. Nous allons parler de leur couleur. Fastoche, hein ? Ben non, pas toujours.
Pourquoi n'est-ce pas si simple que ça ? Parce qu'au fil de la vie du champignon, la couleur des pores peut changer. Pour illustrer ce que je raconte, rien de tel qu'un exemple pas trop frustrant. Vous connaissez le cèpe de Bordeaux ? Dans sa jeunesse, les pores sont blancs. Au fur et à mesure que le champignon gagne de l'âge, les pores jaunissent. Si vous êtes bon observateur je reconnais que ce n'est pas facile), vous le verrez sur la photo qui suit.
Le gros cèpe en haut à droite, on aperçoit ses pores blanc/ocre. Ca commence déjà à virer au jaune, mais c'est très difficile de le voir sur cette photo. En revanche, le tout jeune cèpe à les pores blancs. Hélas, ma photo n'en montre pas la moindre preuve, mais je peux vous garantir que le petit pâlichon du milieu avait les pores bien blancs).
Nous retenons donc que les bolets peuvent avoir des pores blancs virant au jaune en fonction de l'âge de l'individu.
Restons les couleurs très pâles. Certains bolets peuvent avoir des pores de teinte légèrement rosée. Encore une fois il est très difficile de le voir nettement sur la photo (en réalité aussi, ce qui induit parfois des confusions regrettables, mais j'en parlerai plus tard). Voici le bolet de fiel (ou bolet amer) qui nous révèle ses pores à peine rosâtres.
Je sais, ce n'est pas facile du tout à voir sur la photo, mais ce n'est pas plus évident dans la réalité. C'est la raison pour laquelle cet indésirable est souvent confondu avec des cèpes et gâche pas mal de poêlées en raison de son amertume épouvantable.
Comme nous avons parlé déjà du blanc qui devient jaune, restons dans le jaune. Hé oui, pour compliquer le le jeu, il y a des bolets qui ont les pores jaunes depuis leur plus jeune âge, comme celui-ci par exemple.
D'autres encore ont les pores rouges; comme ici :
Enfin, et je crois que c'est le seul à être dans ce cas, le bolet pomme de pin dont j'ai déjà parlé ici a les pores dans les tons de gris-brun voir noirâtre.
Bien sûr, parmi ces "couleurs basiques", il faut encore y entrevoir quelques variantes, notamment la couleur un peu rouille des pores du bolet poivré ou encore un bleuissement des pores à la simple pression du doigt. Mais ce dernier trait sera évoqué plus tard. Essayez de vous imprégner des couleur possibles des pores, on n'a pas encore fini de parler de couleurs et pas uniquement pour le chapeau, mais une chose à la fois.
07 octobre 2008
Sortie au Grand-Duché de Luxembourg
Une fois n'est pas coutume, nous avons fait un très long chemin pour explorer les bois luxembourgeois. J'hésitais un peu à faire une telle route, convaincue que la proximité de la Belgique devait offrir des bois très semblables aux nôtres. Notre guide nous fit savoir quelques jours à l'avance que les champignons semblaient pousser en plus grand nombre que chez nous. C'est donc ce dernier élément qui m'a convaincue d'aller voir de l'autre côté de la frontière.
Belle journée ensoleillée, températures clémentes : tout ce qu'il faut pour une promenade réussie. Après 2 heures 30 assis dans la voiture, nous étions très demandeur d'une bonne promenade pour nous dégourdir les jambes. Nous n'avons pas tardé à nous engoufrer dans le bois.
Dès l'orée du bois, nous apercevons déjà quelques champignons. 5 minutes plus tard, nous arrivons dans le vif du sujet. Mais c'est curieux cette forte odeur d'ail que je sens. Un des membres de notre petit groupe aurait-il mangé de l'ail avant de venir et refoulerait du goulot ? J'ai reçu suffisamment d'éducation pour ne pas faire ce genre de remarque tout haut. Heureusement, car le coupable de cette odeur qui n'est pas le fruit de mon imagination s'est fait démasquer. Un champignon d'une douzaine de cm de haut au pied très grêle et chapeau fragile d'environ 3 à 4 cm est le responsable de cette odeur entêtante. Il s'agit du marasme à odeur d'ail (qui aurait cru qu'on lui donne ce nom ?). Notre guide nous explique que dans ce bois, c'est lui qui trône en très grand nombre. Ben oui, on en a vu des troupeaux un peu partout. Malheureusement, je ne peux pas vous montrer de photo car Ronald a raté les photos de ce champignon. Il faut dire aussi qu'une fois dans le bois, il y avait tant à voir qu'il n'a guère eu l'occasion de rengainer l'appareil.
Nous progressons lentement dans le bois, faisant une pose photo presque à chaque pas. Après une heure, nous trouvons le premier cèpe. Nous n'en trouverons d'ailleurs que très peu dans ce bois.
Plus loin, changement de paysage : nous nous trouvons sous pins. A cet endroit, c'est le bolet granulé qui est roi.
Dans ce même biotope, nous rencontrons aussi quelques amanites tue-mouches et un beau sparassis crépu.
Nous continuons à escalader la colline boisée pour atteindre des vestiges médiévaux. On en profite pour faire une petite halte et écouter notre guide relater ce qu'elle sait de ces ruines. Notre promenade se poursuit et nous tombons nez à nez avec une belle famille de coprins chevelus semblant faire du stop au bord du chemin. Toutes les générations y sont représentées : les veillards, les individus d'âge mûr et les derniers nés. Canaillette se pourlêche les babines devant ce tableau (c'est son champignon préféré). Il m'est d'ailleurs bien difficile de lui dire que nous les laisserons sur place. En effet, le coprin chevelu a la fâcheuse habitude de se liquéfier très rapidement (quelques heures suffisent) et ne supporteraient pas le long chemin du retour et l'attente d'être dégustés le lendemain. Il nous reste la photo.
Juste pour rigoler : devinez la position du photographe ;)
Le temps passe et il est à présent temps de redescendre de notre colline et mettre un terme à notre belle épopée. Bien sûr, pas question de faire simplement demi-tour. Et nous avons bien fait. Nous avons encore rencontré pas mal d'espèces : chanterelles en tube, des hygrophores, des mycènes, des clitocybes... Arrivés tout en bas, nous avons encore aperçu un autre champignon pas très courant en Belgique, le coprin pie. Je le trouve très joli et vous ?
Tandis que certains s'affairaient à immortaliser le coprin pie, d'autres se mirent déjà en quête d'autres espèces à photographier. Canaillette talonnait ainsi le président de notre cercle quand elle se mit presque à hurler d'effroi : "Attention, tu as failli marcher sur des trompettes"! Marrant, notre président voit des tas de choses, mais les champignons comestibles, il n'est pas rare qu'il les loupe, marchant presque dessus. Nous voilà donc distraits de notre coprin pie pour ramasser les premières trompettes de la saison.
Et pour terminer notre promenade, nous avons eu l'occasion de croiser la redoutable amanite panthère.
Le panier est bien chargé, l'appareil aussi, nous sommes fatigués. Il est temps à présent de manger une petite collation avant de reprendre le chemin de la maison.
30 septembre 2008
Les bolets
Moi qui voulais parler longuement des amanites cette saison, c'est fichu ou presque, vu que les champignons ne poussent pas beaucoup ici. Pas grave, ce n'est que partie remise à une période plus propice aux amanites.
Je ne déprime pas pour autant et je vous propose de nous pencher plutôt sur les bolets, histoire de nous occuper un peu. N'allez pas croire que les bolets ont mieux poussé que les amanites, hein ! En fait, il n'y a presque rien qui pousse, les champignons qui osent se montrer sont presque fossilisés tellement ils sont secs. Mais j'ai quelques photos de bolets et je crois qu'on va pouvoir s'amuser un peu quand-même.
Alors entrons dans le vif du sujet !
Avant de savoir à quel bolet on a affaire, il faut déjà savoir comment on peut être sûr d'être en présence d'un bolet. Nous allons donc commencer par cette première étape toute simple.
Un bolet est un champignon de forme classique : cela signifie donc qu'il est pourvu d'un chapeau et d'un pied central (qui s'insère au milieu du chapeau). En gros, un peu foutu comme un champignon de Paris (que vous connaissez tous). Quelques exemples en image ?
Voilà, vous voyez maintenant mieux ce que je veux dire, hein ?
Mais ce n'est pas tout car les futurs mycologues que vous êtes (à moins que vous ne le soyiez déjà) allez devoir franchir des étapes supplémentaires. Tout ce qu'on sait maintenant, c'est que nous avons 3 champignons de forme ordinaire, on n'a pas encore trouvé ce qui distingue les bolets.
Pas compliqué : nous allons voir ce qui se passe sous le chapeau de nos champignons (pas de risque d'y trouver un cerveau en ébullition).
Sous le chapeau de la plupart des champignons (comme le champignon de Paris, d'ailleurs), vous allez trouver des lames, comme ceci :
Parfois aussi, vous trouverez de petits aiguillons ou des plis que l'on pourrait confondre avec des lames si notre sens de l'observation n'est pas assez entraîné.
Tous ces attributs ne se rencontrent pas chez les bolets. Non, les bolets ont des tubes et des pores. Vous connaissez tous le cèpe de Bordeaux (enfin, vous en avez déjà vu, ne fut-ce que sur un marché) ? Quand il a un peu "mûri", le dessous du chapeau est muni d'une sorte de mousse jaune-verdâtre que vous enlevez sans doute avant de préparer votre menu favori. Ca ressemble un peu à ça.
En revanche, lorque le champignon est bien jeune, les tubes ressembleront un peu à ceci (pas forcément de la même couleur) :
Donc, pour résumer, lorsque vous trouvez un champignon de forme classique (chapeau et pied central) et de tubes sous le chapeau, vous êtes certain d'avoir affaire à un bolet.
Bien, vous avez déjà assimilé pas mal pour une première leçon de bolets, nous poursuivrons notre analyse très bientôt, mais avant de vous quitter, je vous colle un devoir : Existe-t-il (en Europe du moins car hors Europe il y a des familles de champignons inconnues chez nous et dont je ne connais rien) un (ou des) bolet(s) qui ne rentrent pas dans les conditions que je viens de donner ? (PS pour les mycologues et autres bons connaisseurs : soyez sympas et laissez réfléchir les débutants, je vous en serais reconnaissante).
PS : Petite précison à la suite de la réaction de Guit par mail.
Je me suis sans doute mal exprimée en vous posant ma petite colle et je vais éclaircir le point litigieux. Pour ceux qui connaissent bien ou un peu les groupes de champignons, il existe l'ordre des Boletales. cet ordre renferme bien sûr tous les bolets, mais pas uniquement. On y retrouve en effet quelques familles de champignons à lames. Pourquoi ? Parce que ces champignons ont la caractéristique essentielle d'avoir les lames séparables du chapeau, c'est à dire qu'il s'enlèvent facilement au grattage sans abimer la chair du chapeau ou du pied, contrairement à la plupart des champignons à lames. Ces familles sont les Gomphides, les Omphales, les Paxilles pour citer les principaux. Ce n'est donc pas parmi ces groupes que se trouve la bonne réponse à ma question piège.
Pour information, ces familles ont été regroupées avec les bolets car ces derniers ont la particularité d'avoir les tubes également séparables de la chair (on enlève bien la mousse des cèpes de Bordeaux un peu âgés, non ?). Cette notion de séparabilité est le caractère déterminant des Boletales.
Je recentre donc ma question en la transformant de cette manière : Existe-t-il en Europe un ou plusieurs vrai(s) bolet(s) dont la face inférieure du chapeau ne serait pas munie de tubes ? Si oui, un exemple (le nom d'une espèce) est bienvenu.
03 mars 2008
Promenade guidée
Par un beau jour d'octobre, nous participâmes à une promenade champignons. C'est plutôt rare, nous sommes habituellement assez solitaires (enfin, je dirais plutôt que quand toute notre tribu est complète, nous sommes suffisamment nombreux pour faire de belles découvertes).
Comme il fallut traverser la moitié du pays pour se rendre sur place, le lever fut très matinal. Nous n'avions guère le courage de prendre quelques photos préliminaires, encore engourdis par le manque de sommeil, la fatigue du trajet et... la fraîcheur de l'automne. Seul le paysage qui s'offrait à nous nous fit dégainer l'appareil photo. Cela en vallut la peine.
Jugez plutôt la symétrie horizontale de ce paysage ! Marrant, le ciel nous dévoile un brouillard qui lèche la cime des arbres alors que son reflet dans l'eau est BLEU ! Moi, je n'ai pas encore trouvé d'explication rationnelle à cela. Les touffes de feuilles multicolores m'invitent. J'hésite. Même si les champignons sont plus nombreux là dessous, le panorama me cloue sur place. Une folle envie de m'asseoir de ce poste d'observation et rester là toute la journée à admirer cette infinité de couleurs.
Assez rêvé, j'ai avalé 3 cafés en attendant que tout le monde arrive (bizarre, je ne bois jamais de café). Et zou, on se met en route pour le bois. Enfin, on entre dans le vif du sujet. Je sors enfin de ma torpeur nocture qui a perduré malgré les 200 km parcourus en voiture le matin même et mes yeux sont enfin à l'affut de la population fongique.
L'attente ne fut pas longue. Après avoir parcouru quelques mètres nous trouvâmes des armillaires d'Ostoya (Armillaria ostoyae). très joli, mais à déconseiller pour la consommation (potentiellement toxique).
Dommage que ça ne se mange pas. La quantité semble tellement alléchante. Mais poursuivons notre route où d'autres surprises nous attendent. Tache légèrement orangée parmi les feuilles mortes; voilà un champignon qui est démasqué. Non pas un, mais deux, non trois. On s'approche plus encore.
Des pieds-de-mouton. Oeil-de-lynx scrute les environs. Les pieds-de-mouton ont l'habitude de pousser en ligne ou cercle. Quand on en a vu un, il suffit de chercher un peu dans les environs pour en trouver d'autres. Et on en trouve en effet. Et on les cueille car grâce à eux je vois se dessiner ma petite poêlée de ce soir et m'en réjouis d'avance.
Notre route se poursuit et nous rencontrons cet énergumène à chapeau gris verdâtre. Une forme de tricholome, ça doit en être un. Zut, ce n'est pas la famille que j'arrive le mieux à déterminer. Ben on va essayer.
On le déterre et on découvre ... la longueur de son pied (enfin, son stipe si on veut parler en champignon correct). Ce n'est pas un caractère typique pour l'espèce, mais ça a le don de me perturber dans mes tentatives de détermination.
Je reste perplexe devant mon champignon, je fouille ma bible (mon bouquin préféré sur les champignons), j'hésite, je tourne les pages, je tourne aussi autour de la solution à ce mystère lorsque je me décide à renifler l'odeur du suspect. Je l'ai trouvée... parfumée. Ouais, bon, j'ai parfois trop d'imagination, alors je demande à Ronald de sentir à son tour tout en prenant garde à ne pas lui révéler ce que moi j'ai cru sentir. Il me dit que ça sent un peu comme du savon. Bingo ! Me voilà rassurée, le tricholome sent le savon. Plus qu'une seule solution : c'est le tricholome à odeur de savon (Tricholoma saponaceum). Un nom pareil, ça ne s'invente pas. Pas tout à fait sûre vu la longueur du stipe, j'ai demandé confirmation à mes amis qui en connaissent plus que moi. Je décidai de ne pas ajouter ce bel exemplaire à mon panier destiné à l'assiette. Le goût savon, ce n'est pas trop pour moi. Et nous poursuivîmes notre quête.
La chance fut avec nous. Au début de l'été dernier, je vous racontais que ma plus belle station de cèpes a été complètement déboisée mettant ainsi un terme à la population fongique locale et que nous recherchions d'autres stations à cèpes. On ne peut pas dire que nous ayions trouvé une station digne de celle qui fut détruite, mais nous trouvâmes tout de même un très beau cèpe de Bordeaux, de très belle taille.
Hum, avec une taille pareille, mieux vaut ne pas se réjouir trop vite. Beaucoup de champignons ont la fâcheuse habitude d'héberger des petits vers, rendant ainsi les meilleurs comestibles impropres à la consommation. GRRRR !!!! Je déterre donc l'individu, histoire de voir son état sous le chapeau.
Hou ! Les tubes sont déjà bien jaunes. Notre cèpe n'est pas de première jeunesse. Cependant, il paraît encore ferme. Bah, prenons-le et nous verrons à la coupe s'il est encore digne de mes casseroles. Dans le pire des cas, nous nous contenterons des pieds-de-mouton et des deux ou trois girolles trouvées. Et, hop, le cèpe est au panier.
Nous fîmes encore quelques autres trouvailles qui seraient bien longues à détailler ici, lorsque nos estomacs commencèrent à nous rappeler à l'ordre. Nous décidâmes donc de redescendre au point de départ où le barbecue nous attendait de pied ferme. Pendant que nous nous reposâmes un peu tout en discutant des trouvailles des uns et des autres, non loin de là, un mycologue averti se chargeait du tri des paniers des plus novices d'entre nous et de l'identification des espèces les plus compliquées.
Comme nous étions nombreux à cette sortie, les champignons ne manquèrent pas et même si tout le monde eut suffisamment de champignons à ramener chez soi, il en resta une quantité suffisante à se partager pour une petite poêlée entre copains au milieu des bois. Ci-dessous, quelques chanterelles fristouillent dans la poêle tandis que les participants se pourlèchent les babines. Mmmh, les toasts aux champignons des bois !
Après avoir ingurgité le résultat de nos efforts, le mycologue avait identifié les nombreuses espèces que nous lui avions apportées. Nous pouvions à présent admirer la mini-exposition improvisée et nous extasier devant quelques exemplaires peu courants dans nos contrées ou encore frémir de peur en tête-à-tête avec la redoutable amanite phalloïde.
14 septembre 2007
Des champignons partout
Cela fait un petit moment que je n'ai pas posté de messages. Non, je ne vous oublie pas, mais la saison des champignons bat son plein. Les bois en regorgent de partout.
Et naturellement, j'y vais le plus souvent possible et je suis donc moins devant mon PC (hé oui, je ne peux pas être au four et au moulin en même temps).
Mais je me fais un petit stock de nouvelles photos qui paraîtront prochainement et j'ai des tas de posts en préparation. La seule chose qui me manque cruellement, c'est le temps de finaliser tout ça.
Quand la saison sera plus avancée, les champignons se feront plus rares et mes sorties aussi. Je profiterai alors des longues soirées froides de la fin de l'automne pour vous raconter des histoires de champignons au coin du feu et vous montrer mes photos.
En attendant de pouvoir poster plus souvent, je me fais pardonner en vous montrant ma belle récolte de la semaine dernière.
Les deux plats à l'arrière plan sont des pieds-de-mouton, dans la rangée de milieu, à gauche des cèpes et bolets bais, au milieu des chanterelles en tube, à droite des laccaires améthystes, et le plat à l'avant plan contient quelques girolles, golmottes et une fistuline hépatique. Tout ça, ça se mange. Eh oui, je ne vous ai pas dit non plus que ça prend pas mal de temps de trier tous ces champignons, de les nettoyer et les préparer pour la conservation (non, je n'ai pas tout mangé en une fois, j'en ai gardé pour mes repas d'hiver).
Je reviens aussi vite que possible avec des nouveautés.




























