14 septembre 2007
Des champignons partout
Cela fait un petit moment que je n'ai pas posté de messages. Non, je ne vous oublie pas, mais la saison des champignons bat son plein. Les bois en regorgent de partout.
Et naturellement, j'y vais le plus souvent possible et je suis donc moins devant mon PC (hé oui, je ne peux pas être au four et au moulin en même temps).
Mais je me fais un petit stock de nouvelles photos qui paraîtront prochainement et j'ai des tas de posts en préparation. La seule chose qui me manque cruellement, c'est le temps de finaliser tout ça.
Quand la saison sera plus avancée, les champignons se feront plus rares et mes sorties aussi. Je profiterai alors des longues soirées froides de la fin de l'automne pour vous raconter des histoires de champignons au coin du feu et vous montrer mes photos.
En attendant de pouvoir poster plus souvent, je me fais pardonner en vous montrant ma belle récolte de la semaine dernière.
Les deux plats à l'arrière plan sont des pieds-de-mouton, dans la rangée de milieu, à gauche des cèpes et bolets bais, au milieu des chanterelles en tube, à droite des laccaires améthystes, et le plat à l'avant plan contient quelques girolles, golmottes et une fistuline hépatique. Tout ça, ça se mange. Eh oui, je ne vous ai pas dit non plus que ça prend pas mal de temps de trier tous ces champignons, de les nettoyer et les préparer pour la conservation (non, je n'ai pas tout mangé en une fois, j'en ai gardé pour mes repas d'hiver).
Je reviens aussi vite que possible avec des nouveautés.
08 juillet 2007
Une poêlée de girolles
Après ma belle cueillette des girolles, vous devez sans doute vous demander ce que j'en ai fait.
J'ai commencé par les nettoyer soigneusement (avec une petite brosse, surtout pas d'eau).
J'ai coupé les plus grosses en morceaux, les plus petites sont restées entières, j'ai mis les girolles dans une sauteuse à revêtement anti-adhésif et j'ai mis sur le feu pas trop fort. Pas de matière grasse pour cette étape, contrairement à ce que disent la plupart des recettes.
Après quelques minutes, les girolles commencent à produire une importante quantité d'eau. J'augmente la flamme afin de permettre à cette eau de s'évaporer.
Une fois l'eau complètement évaporée, j'ajoute un peu de beurre que je laisse fondre.
Ensuite, j'ai ajouté un oignon, une échalote et une gousse d'ail hachés.
Je mélange bien et je laisse revenir tout ce petit monde et je verse de la crème liquide.
Je laisse bien chauffer le tout en mélangeant, puis je sale et poivre à ma convenance.
Et maintenant, la touche finale : saupoudrer d'un peu de persil haché et on peut passer à table. Ici, j'ai servi la poêlée de girolles avec un rôti de sanglier cuit tout simplement au four et des croquettes de pommes de terre. On s'est régalé !
07 juillet 2007
Girolle super-star
Aujourd'hui, ballade en forêt. Comme notre plus belle station à cèpes, girolles, pieds-de-mouton et autres bons comestibles a été récemment déboisée, nous nous sommes mis en quête de nouvelles stations intéressante. Résultat peu satisfaisant.
Mais j'ai une très curieuse habitude dans laquelle je suis devenue experte. Lorsque nous sommes en voiture à circuler sur les petites routes ardennaises bien étroites et sinueuses qui traversent les forêts, je ne peux m'empêcher de regarder les talus. Et il arrive très souvent que je dise à Ronald : "Arrête-toi, il y a une girolle là-haut". Vous imaginez que s'arrêter sur ce genre de route n'est pas toujours aisé, voire dangeureux. Et quand je joue à ce petit jeu plusieurs fois sur 200 m, Ronald crise un peu.
Sauf que aujourd'hui, nous étions contraints de nous déplacer à 2 voitures (on était assez nombreux en déplacement) et j'étais donc au volant de ma voiture, Ronald me suivait dans la sienne. Et là, sur le talus, j'ai vaguement aperçu quelques formes oranges. Zut, zut et re-zut, je ne peux pas m'arrêter en plein virage, planter ma voiture là et grimper sur le talus juste pour vérifier ce que j'ai aperçu. Je dis calmement à mes passagers que j'ai cru voir des girolles sur le talus et que je tiens à en avoir le coeur net. Je roule de plus en plus doucement. Ma fille inspecte le talus en se disant que c'est sûrement vrai car je me gourre jamais en disant ça et me confirme : "Oui, je crois aussi avoir vu des girolles". Tout en roulant, je réfléchis et me dis : "A la sortie du bois, il faut à tout prix s'arrêter". Ce que je fais. Ronald se demande ce qui m'arrive et je lui raconte ce qu'on a vu.
Il avait tout de suite compris que je n'en dormirais pas de la nuit si on ne fait pas demi-tour. Pour faciliter les choses, je propose de laisser ma voiture garée à la sortie de bois et qu'on redescende à une seule voiture pour remonter doucement et bien observer le talus. Ronald a pour mission de s'arrêter à la première girolle aperçue et me larguer sur mon talus.
Le résultat ne s'est pas fait attendre. Grosse tache orange en vue. Ce sont bien des girolles. Je saute presque hors de la voiture. Les conditions de la route ne permettent pas de prendre le panier dans le coffre de la voiture et j'attrape donc au passage la casquette de Ronald en me disant que ça pourrait me servir. Et je ramasse pendant quelques minutes avant de remonter dans la voiture. 50 m plus loin, même scenario qui se reproduit 7 ou 8 fois sur moins de 500 m. Les quelques voitures qui passaient ont dû nous prendre pour des cinglés.
En tout, la récolte fut bonne : près d'un kg de girolles stockées dans la casquette de Ronald et dans mon pull dont j'avais retroussé le bas. Dans ma récolte, il y a une girolle d'une taille impressionnante : 11,6 cm de diamètre.
D'habitude, les girolles que je trouve mesurent dans les 6 ou 7 cm de diamètre. Ici, c'est une girolle géante ou sur-vitaminée.
Je n'ai pas d'autres photos de mes girolles pour l'instant (quelques unes sont ratées et je devrai les refaire demain pour vous en faire profiter).
Maintenant, je réfléchis à la manière de cuisiner mes girolles. Promis, je vous raconterai en détail et en photos le sort que je leur aurai réservé.
07 octobre 2006
Un pied, un chapeau et après ?
Les champignons qui ont un pied et un chapeau sont ceux que l'on rencontre très fréquemment, mais cela ne nous aide pas beaucoup à savoir qui ils sont. Regardons-les d'un peu plus près pour voir si nous ne pouvons pas les préciser un peu.
Nous allons donc commencer par observer ce qui se passe sous le chapeau. On y rencontre des choses intéressantes et différentes qui vont déjà nous permettre de faire un tri.
Sous le chapeau de ce pied-de-mouton (Hydnum repandum), on apeçoit de petits aiguillons qui pendouillent. Plusieurs espèces ont cette caractéristique.
D'autres champignons sont lisses (comme les trompettes-des-morts) ou ont des plis sous le chapeau, comme ces chanterelles
Ou encore cette girolle
Ah mais ça devient compliqué car les plis ressemblent un peu à ça :
Eh, oui il faut être observateur pour faire la différence entre les plis des girolles et les lames d'autres espèces de champignons. D'autres exemples de champignons à lames ? En voici un
Et un autre
Les lames sous le chapeau, c'est ce qu'on rencontre très fréquemment mais on peut encore rencontrer autre chose assez fréquemment. Je vous mets sur la voie ? Le cèpe de Bordeaux, vous connaissez. Il a quoi sous son chapeau ?
Hé oui, des tubes (ou pores). Et dans sa famille, il y a un bon nombre d'espèces.
Bof, pas très parlant ce bolet Satan. Prenons une autre espèce où les tubes sont bien larges et admirez plutôt les spectacle.
On dirait un peu une ruche sans les abeilles.
Enfin vient un groupe un peu à part. Rien de spécial sous le chapeau, mais c'est le chapeau lui-même qui est étrange : tout frippé, chiffonné, avec plein d'alvéoles... Difficile de trouver un nom général pour désigner ça. Vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Cette morille illustre bien ce que je veux dire
Ah, vous voyez que ça vous dit quelque chose (heu, ne vous précipitez pas dans les bois pour en trouver, vous aurez plus de chance d'en trouver en avril qu'en octobre).
En revanche, dans le même groupe, vous pourrez rencontrer des helvelles comme celle-ci
Voilà donc différents caractères que l'on peut observer sous le chapeau d'un champignon. Ce n'est pas tout, mais rendez-vous dans un prochain épisode palpitant de la vie des champignons pour en savoir plus.



















