14 septembre 2007
Des champignons partout
Cela fait un petit moment que je n'ai pas posté de messages. Non, je ne vous oublie pas, mais la saison des champignons bat son plein. Les bois en regorgent de partout.
Et naturellement, j'y vais le plus souvent possible et je suis donc moins devant mon PC (hé oui, je ne peux pas être au four et au moulin en même temps).
Mais je me fais un petit stock de nouvelles photos qui paraîtront prochainement et j'ai des tas de posts en préparation. La seule chose qui me manque cruellement, c'est le temps de finaliser tout ça.
Quand la saison sera plus avancée, les champignons se feront plus rares et mes sorties aussi. Je profiterai alors des longues soirées froides de la fin de l'automne pour vous raconter des histoires de champignons au coin du feu et vous montrer mes photos.
En attendant de pouvoir poster plus souvent, je me fais pardonner en vous montrant ma belle récolte de la semaine dernière.
Les deux plats à l'arrière plan sont des pieds-de-mouton, dans la rangée de milieu, à gauche des cèpes et bolets bais, au milieu des chanterelles en tube, à droite des laccaires améthystes, et le plat à l'avant plan contient quelques girolles, golmottes et une fistuline hépatique. Tout ça, ça se mange. Eh oui, je ne vous ai pas dit non plus que ça prend pas mal de temps de trier tous ces champignons, de les nettoyer et les préparer pour la conservation (non, je n'ai pas tout mangé en une fois, j'en ai gardé pour mes repas d'hiver).
Je reviens aussi vite que possible avec des nouveautés.
04 septembre 2006
Après la promenade, le tri
Mon panier chargé arrive jusqu'à ma cuisine et c'est là que les choses très sérieuses commencent : il va falloir trier tout ça.
Même si un premier tri a été fait au bois, il n'est pas impossible qu'un des enfants aient mis un redoutable "serial killer" dans mon panier. Et comme je tiens à ma petite vie, je ne me permettrais pas de manger n'importe quoi.
Je commence par regrouper mes champignons en fonction de leur ressemblance : les golmottes, appelées aussi amanites rougissantes ou amanites vineuses (Amanita rubescens) d'un côté, les bolets d'un autre (avec les coprins cette fois-ci, je le reconnais) et les laccaires améthystes (Laccaria amethystina) dans le bol.
J'examine à présent chaque champignon un à un, ça prend un peu de temps, mais il en va de l'intégrité physique de toute ma petite tribu. Pour cette étape, je surveille encore plus les enfants qui veulent toujours m'aider. Je leur permets d'essayer de contrôler les champignons, mais je fais encore un dernier contrôle moi-même. Il arrive que les enfants oublient d'observer un détail essentiel et donc se trompent. Dans ce cas, je leur montre ce à quoi ils n'ont pas prêté l'attention requise.
Observez ces deux golmottes.
C'est dingue comme pour une même espèce, les nuances de teintes du chapeau sont tellement différentes. C'est une des difficulté de la détermination. Sur le champignon de gauche, les nuances rouge-vineuses ne sont pas aussi nettes que sur le champignon de droite. Parfois même, le doute est encore plus grand. Il faut donc observer d'autres détails qui caractérisent l'espèce. Dans le cas de la golmotte, le rougissement est souvent plus net à la base du pied, ce qui est le cas de notre exemplaire douteux. OK, il peut rejoindre ses compagnons de casserole.
Nous aurons moins de chance pour ce bolet. Son aspect raplapla ne me dit rien qui vaille. Je coupe le pied et je vois en effet que les schtroumpfs se sont déjà chargé de le creuser pour en faire leur habitation et garde-manger.
Bof, dans cet état, il me coupe plutôt l'appétit. Pas de chance pour lui (ni pour mon appétit vorace d'ailleurs), il ne méritera que les honneurs de la poubelle.
Mes champignons sont à présent parfaitement triés. On va pouvoir passer à table.
Pas si vite ! Il va d'abord falloir les nettoyer, mais ça c'est pour un prochain chapitre.



