Les champignons de Canaille

Promenons-nous dans les bois et rencontrons les champignons ainsi que tous les êtres qui y vivent

10 mai 2008

Pézize veinée - suite et fin

Ca fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles de mes pézizes veinées (le temps ma manqué un peu ces dernières semaines et les champignons ont été mis un peu sur le côté).

J'ai donc récolté mes pézizes le 12 avril dernier et j'en ai laissé une au jardin pour la laisser mourir de sa belle mort.  Voici donc l'ensemble de ma collection réunie dans un saladier.

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Quant à celle que j'ai laissé au jardin, elle s'est mise à sécher rapidement, en commençant par les bords sous l'effet du soleil.  La voici à un moment assez rapproché de sa fin.

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Depuis, elle n'a cessé de se dégrader séchant toujours plus et se ratatinant.  Sa taille a fortement diminué et elle a complètement disparu sans laisser la moindre trace à la fin du mois d'avril.  Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle production.

Les pézizes que j'ai récoltées, je ne les ai pas encore mangées.  Je les ai fait sécher et elles complèteront ultérieurement une cueillette un peu maigre (c'est mon petit côté écureuil qui ressort : stocker pour les périodes de disette).

Mauvaise nouvelle à présent concernant les morilles et les mousserons : c'est la fin.  La saison a été bien courte et son apogée devait être la semaine dernière en Belgique.  Malheureusement, d'autres activités m'ont empêché d'aller traquer le champignon.  Et maintenant le soleil brille de mille feux, il fait chaud, morilles et mousserons se meurent.

Nous entrons donc à nouveau dans une période plus creuse qui durera... tout dépend de la chaleur et de l'absence de pluie.  Il est certain que tout le monde en général apprécie le soleil et la chaleur de l'été mais il n'en est pas de même pour le cueilleur de champignons.

Les prochains champignons que nous devrions rencontrer sont les girolles, les cèpes d'été, les golmottes pour citer les comestibles.  Il faudra cependant encore patienter un peu, jusqu'en juin ou juillet dans de bonnes conditions climatiques.

Je ne replonge pas dans un grand sommeil pour autant.  Je serai certes moins présente dans les bois et par la force des choses, j'écrirai moins sur les champignons faute de trouvailles, mais je prépare mes futures sorties ainsi que les thèmes que j'aborderai dès que les champignons referont surface.

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09 avril 2008

Pézize veinée - épisode 7 - C'est bientôt fini

Et voilà une aventure qui va bientôt se terminer.  Les plus vieilles de mes pézizes, qui naquirent le 29 février dernier, entament leur phase de régression après avoir affronté courageusement la pluie, la grêle, la neige, le peu de soleil du mois de mars ainsi que mon oeil curieux et l'objectif de mon appareil photo.

Cela faisait quelques jours que je ne les voyais plus grandir, mais à présent elles commencent à sécher.  C'est donc le signe que je dois récolter les plus jeunes qui sont à peu près à maturité si je tiens à en manger.

Je prévois donc ma récolte demain en prenant soin de laisser un exemplaire sur place pour que je puisse voir à quel moment il va rendre son dernier soupir.

Je pense donc que nous parlerons encore deux fois de mes pézizes : une fois pour vous montrer l'ensemble de ma cueillette et ce qu'elle deviendra après un petit traitement culinaire et la dernière fois pour vous annoncer la triste fin de celle qui sera restée au jardin (photos à l'appui, bien sûr).

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07 avril 2008

Les champignons se réveillent

Enfin une demi-journée ensoleillée !  On profite de cette accalmie météorologique pour un peu voir ce qui se passe dans les bois.

Le bois que j'ai visité n'est pas un bois où je peux trouver des morilles, je l'appelle ma "zone de test".  Pas trop éloigné de chez moi, je m'y rends en général en début de saison.  Je n'y trouve pas grand chose de comestible, mais selon les variétés que je trouve, je peux déterminer le moment où je peux traverser la moitié du pays pour me rendre dans mes stations à champignons comestibles.

Vendredi, ma visite du bois avait donc pour but principal de faire l'inventaire.

Les anémones sylvie sont en fleur depuis plusieurs semaines et il est fort probable que la sclérotinie tubéreuse (Dumontinia tuberosa), champignon qui lui est associé, soit présente.  Et je les ai trouvées ici.

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Les premiers coprins micacés (Coprinus micaceus) sont également là.

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J'ai aussi trouvé quelques petites pézizes dans un vieux crottin de cheval.  Malheureusement, pour les identifier, il faudrait procéder à une analyse microscopique et je n'ai pas encore d'expérience en microscopie.

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On a aussi aperçu la trémelle mésentérique (Tremella mesenterica) que l'on trouve même en hiver.

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J'espérais rencontrer l'helvelle en gobelet (Helvella acetabulum) qui est un champignon printanier et que je trouve fréquemment dans ce bois, mais je ne l'ai pas vue.  Pas encore là ?  A décidé de ne pas se montrer ?  Installée d'un côté du bois que je n'ai pas exploré ?

Pas encore de trace des mousserons de la Saint-Georges.  Mais c'est normal car il apparaissent vers la Saint-Georges (le 23 avril).  c'est donc un peu tôt, mais cela ne devrait plus tarder.

Nos petites découvertes sont donc le signe qu'il est temps de commencer à chercher sérieusement dans les bois.  Et comme il paraît que les premières morilles commencent à se montrer, mon idée est renforcée.  Elles sont encore petites, mais ce n'est que l'affaire de quelques jours.

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06 avril 2008

Pézize veinée - épisode 6

Mes pézizes veinées ont à présent plus d'un mois et tiennent toujours la forme malgré les caprices de la météo.  Pluie, neige, vent... elles affrontent courageusement le climat instable.

J'en ai compté 23, mais je ne pense pas que beaucoup d'exemplaires viendront encore se joindre à cette petite troupe.

Les plus anciennes mesurent toutes dans les 10-12 cm et il est à peu près temps de les récolter.  A l'exception de l'exemplaire que je laisserai mourir de sa belle mort pour me faire une idée de la durée totale de vie de la pézize veinée.

Bien que les pézizes aient dont une taille acceptable, il m'est de plus en plus difficile de les photographier.  La pelouse pousse plus vite encore que les pézizes et les cache peu à peu.

En voici tout de même une où l'on arrive encore à voir la pézize convenablement.

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Maintenant que je vous expliqué ce qui caractérise la pézize veinée, comment la reconnaître, vous voulez sans doute également en trouver.  Mais où ?

En fait, on peut la rencontrer dans les mêmes habitats que les morilles (hé oui, encore les morilles).  Dans les bois humides de frênes sur sol calcaire, vous aurez des chances d'en trouver.  Mais elle peut aussi pousser dans les jardins, comme c'est le cas chez moi ou dans les parcs, les haies.

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20 mars 2008

Pézize veinée - épisode 5

Aujourd'hui, il pleut allègrement, je n'ai donc pas passé beaucoup de temps à observer mes pézizes.
Je me suis contentée de contrôler le nombre de ma population sans trop m'attarder sur leur évolution (fait vraiment trop mouillé pour rester dehors).

Pas de nouveaux-nés à première vue, mais peut-être que la pluie en fera pousser dans les prochains jours.  Wait and see !

Que savons-nous déjà de la pézize veinée ?

C'est un champignon printanier de la même famille que les morilles.  Elle est comestible bien cuite, sa saveur rappelle la morille et elle se caractérise par son odeur nette d'eau de Javel.

Vous avez vu l'une ou l'autre photo et savez donc à quoi elle ressemble, mais on peut détailler un peu la description.  Ce qu'on voit d'emblée, c'est qu'elle est un peu en forme de coupe.  Ce que vous ne voyez pas sur la photo, c'est son stipe.  Il est en fait très rudimentaire, extrèmement court mais bien ancré au sol.

En regardant la face supérieure de la pézize, on peut voir que le centre est pourvu de sortes de veines (on le voit assez bien sur la photo que j'ai mise hier).  C'est pour cela d'ailleurs qu'elle porte le nom de pézize veinée.  Eh oui, il ne fallait pas se casser la tête pour lui trouver un nom.

La pézize veinée peut atteindre un diamètre d'environ 15 cm.

Quant aux endroits où on peut la trouver, hormis mon jardin, nous en reparlerons dans un prochain billet.

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19 mars 2008

Pézize veinée - épisode 4

Je vous avais promis des photos de mes pézizes, hé bien j'ai enfin réussi à viser entre deux averses pour prendre une photo d'un des plus grands exemplaires.

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Celle-ci mesure 7 cm de diamètre, ça commence à devenir intéressant.

Leur nombre aussi continue à évoluer, elles sont à présent 18.  Le plus bizarre, c'est que 15 d'entre elles poussent exactement à l'endroit où l'on a l'habitude de mettre la piscine gonflable en été et elles poussent donc dans un périmètre de 2 m sur 3 m.  Seules trois pézizes ont choisi de migrer un peu plus loin (pas trop).  Sans doute préfèrent-elles disposer de plus de place ?  Sont-elles hermites ?  Ne supportent-elles pas la compagnie de leurs congénères ?  Aucune idée.

Evidemment, tout ça ne fait pas que des heureux : Ronald voit pousser la pelouse plus vite que les pézizes et a une folle envie de la tondre.  Ah, non ! Il ne va pas me hacher mes pézizes avec l'herbe.  La chance que j'ai dans cette histoire, c'est qu'on a quand-même pas mal d'averses qui empêchent de tondre la pelouse.  Espérons que ça dure encore un peu...

Samedi dernier, nous sommes allés au bois pour la première fois depuis le début de l'hiver.  On voulait un peu voir ce qui commence à pousser, histoire de ne pas louper les morilles le moment venu.

Bien sûr, comme il fallait s'y attendre, nous n'avons rien trouvé d'extraordinaire.  On s'est contenté de remarquer que la ficaire commence à pousser, les anémones sylvies sont en fleur et les premières violettes apparaissent.  L'ail des ours aussi commence à bien pousser.  On en a pris un peu, c'est toujours très bon pour aromatiser une petite salade.

Tout ceci me dit qu'il faut nous tenir sur nos gardes, les morilles ne vont pas tarder et je pense que les premières devraient apparaître dans 2 ou 3 semaines.

Dans le bois, je n'ai pas senti l'odeur de la future morille, mais après avoir touché quelques plantes, écarté quelques feuilles mortes et branches, mes mains sentaient un peu la morille.  Le mycélium est donc en plein développement, les morilles vont arriver.  Espérons juste qu'aucune méchante gelée ou sécheresse (comme l'année dernière) ne vienne perturber cette évolution secrète et silencieuse.

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13 mars 2008

Pézize veinée - épisode 3

Les grands vents et la pluie de ces derniers jours ont un peu ralenti ma surveillance des pézizes veinées.  Mais ce matin, je suis allée les voir et elles commencent à être bien repérables dans le jardin.  Les premières nées qui ont presque 2 semaines mesurent déjà dans les 5 cm.

Bien sûr celles qui sont apparues plus tard sont plus petites.  A présent, elles sont au nombre de 14.  Je dois hélas déplorer la perte d'un des plus grands exemplaires à cause du chat.

La pézize veinée est assez facile à reconnaître grâce à son odeur .... d'eau de Javel.  Oui, vous avez bien lu !  Pendant que je procédais au recensement de ma population fongique, Bob (le chat) s'est approché de moi.  Et il paraît que les chat adorent l'odeur d'eau de Javel.  Manifestement, ça doit être le cas car après avoir reniflé une des pézizes, Monsier s'est roulé dans l'herbe écrasant allègrement la pézize.

Je me suis donc précipitée à l'intérieur avec le chat sous le bras.  Il a sans doute pensé que j'ai des idées tordues de le faire rentrer ainsi.  Ben tiens, mon mari serait d'accord avec le chat sur ce coup-là.  Il m'accuse d'être complètement débile de lui interdire de tondre cette partie de pelouse tant qu'il y a des champignons.

Je voulais faire une photo d'une des pézize pour vous la montrer, mais après que les piles de l'appareil photo furent chargées, il s'est mis à pleuvoir et l'appareil photo n'est pas waterproof.  Pas de chance.  J'espère que demain je pourrai vous les présenter.

Dernièrement, je vous disais que la pézize veinée avait quelques points communs avec la morilles.  Elle est comestible, la saveur est assez ressemblante et peut être cuisinée de la même manière que les morilles.  Rassurez-vous pour l'odeur d'eau de Javel, elle disparaît à la cuisson.

La pézize veinée est à consommer bien cuite car, tout comme la morille, elle est toxique crue.

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08 mars 2008

Pézize veinée - épisode 2

Pas grand chose à signaler aujourd'hui.  Mes pézizes n'ont pas spécialement grandi.  Il y a juste deux nouvelles extra-minuscules qui se sont jointes à la tribu, portant ainsi le nombre total à 10.  Depuis jeudi, il fait un peu plus doux.  Pas de gelée nocturne.  Le soleil quant à lui est plutôt absent.  Il fait même franchement gris avec de temps à autre une très petite pluie.  Mais c'est suffisant pour que mon jardin soit bien humide.

Ce petit état des lieux fait et ne demandant pas beaucoup de commentaires, apprenons un peu à connaître la pézize veinée.

Comme vous vous en douterez, c'est un champignon tipiquement printanier.  Selon le climat et les latitudes, on peut le rencontrer de mars à mai.  Tiens, c'est marrant, ça.  C'est en même temps que les morilles.  Ce n'est pas un hasard, vous verrez que la pézize veinée à bien plus de points commun avec la morille qu'il n'y paraît. C'est vrai que sur la photo que j'ai mise hier, on a du mal à leur trouver un air de famille.  Et pourtant...

Patience, il faut bien que je garde des choses à dire pour les jours où les pézizes n'ont pas envie de pousser ou se reproduire, bref pour les jours où il n'y a rien à dire.

A suivre....

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07 mars 2008

En combien de temps ça pousse ? (pézize veinée, épisode 1)

Ah voilà une question intéressante que de savoir en combien de temps pousse un champignon.  Vous vous l'êtes sûrement déjà posée.  Et moi aussi.  Et je n'ai pas encore la réponse à cette question.

C'est vrai, on dit "pousser comme un champignon", ce qui veut dire vite.  Mais c'est quoi vite ?  Quelques heures ?  Quelques jours ?  Quelques semaines ?

Depuis quelques jours, je fais quotidiennement l'analyse minutieuse de mon jardin (si, je vous jure, je suis à 4 pattes pour bien tout voir à chaque cm²).  Rien ne m'échappe donc.

Jusqu'à la fin de la semaine dernière, il n'y avait rien à voir, pas même un bouton de pissenlit mais tout à basculé vendredi dernier quand j'ai vu une minuscule pézize veinée (Disciotis venosa).  C'est quoi de nom barbare ?  Un champignon parbleu, et comestible en plus !

Je ne vous montre pas une photo du bébé, mais une photo d'un de ses ancêtres d'il y a 2 ans pour que vous sachiez un peu à quoi ça ressemble.

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Je continue mon histoire.

Et voilà que me prend l'idée d'entamer une étude de la plus haute importance scientifique (enfin, pour moi) : vu que je sais précisément quel jour j'ai aperçu le champignon pour la première fois, je vais contrôler tous les jours l'état d'avancement des travaux de sa croissance, jusqu'à son dernier soupir (en espérant que les petites bestioles ne viennent pas fausser les données).

Au début de la semaine, il a un peu neigé et gelé.  Je croyais que mon expérience était déjà fichue.  Pas du tout !  Avant-hier, notre pézize avait 2 petites soeurs.  Hier, 2 autres se sont ajoutées et ce matin je peux ouvrir une nurserie car notre petite population s'élève à 8 individus.  A ce rythme-là, dans peu de temps mon jardin sera devenu un vaste champignon.  Exit la pelouse et autres machins qui y poussent.  Place aux champis !

Seule la première pézize a un peu grandi : 1 petit cm depuis son apparition il y a tout juste une semaine.  Ce qui nous donne donc une moyenne d'un peu plus d'un mm par jour.  Insignifiant !  Quand on sait qu'à l'âge adulte, elle peut atteindre dans les 15 cm, faites le compte : 30 jours de croissance (à moins que la croissance s'accélère un moment).

Donc, je prends des notes tous les jours, des mesures aussi et bientôt des photos.  Et si vous le voulez, nous allons suivre cette aventure palpitante ensemble.  Je vous donnerai régulièrement des nouvelles de mes pézizes.  Non, non, c'est pas idiot comme observation, j'en connais qui étudient de façon originale les poussées des morilles (je ne citerai pas de nom, mais il se reconnaîtra).

Nous allons aussi au fil de cette aventure parler un peu plus en détail de ce curieux champignon, pour apprendre à mieux le connaître.

Affaire à suivre... (presque en direct)

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22 novembre 2006

Cueillette printanière

Je ne vous ai pas encore livré grand-chose de mes secrets sur la cuisine des champignons et je vous sens trépigner d'impatience.

Je n'ai pas encore suffisamment de photos de mes réalisations avec les champignons d'automne (mais j'y travaille) et comme l'automne touche à sa fin, que les champignons vont se faire plus rares, propulsons nous au printemps prochain où morilles et mousserons de la Saint-Georges garniront les paniers et les assiettes.

Voici donc une de mes récoltes du printemps dernier

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En haut à droite, quelques pézize veinées (Disciotis venosa), les blancs sont des mousserons de la Saint-Georges (Calocybe gambosa), surplombés d'une verpe et en-dessous, quelques délicieuses morilles.

Pas géant comme cueillette, mais je fais le tour de mes placards et mon imagination fera le reste pour savoir ce que je vais pouvoir préparer avec cette petite récolte sympathique.

Et me voici donc en pleine création de Tagliatelles aux champignons de printemps et à l'ail des ours

Je commence donc à nettoyer (sans eau, bien entendu) et émincer mes champignons sauf les morilles.

Les morilles ont tendance à réclamer de l'eau pour le nettoyage à cause des brindilles et autres bestioles qui peuvent se loger dans les alvéoles.  Jugez par vous-même le boulot que ça ferait si je devais me contenter de les brosser.

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Je me vois mal fouiller les alvéoles une à une munie d'une pince à épiler et une loupe.  D'autre part, les laver à l'eau, je ne l'imagine pas.  La bouteille de vin d'Arbois me donne soudain une idée de la mort qui tue.  J'en verse une bonne rasade dans un verre et j'y trempe une à une mes morilles en les agitant bien pour évacuer toutes les petites crasses.

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Voilà qui me plaît assez.  Je ne jette pas le vin au cas où... et je coupe enfin mes morilles en morceaux.  Vient ensuite le moment de faire rendre l'eau à mes champignons.  Pas compliqué, je les verse tous dans une sauteuse et j'allume le feu, pas trop fort pour commencer.  Quand l'eau commence à faire baigner les champignons, j'augmente la flamme et je hume ce parfum particulier de champignons qui suent.

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Puis vient le moment où l'eau s'est complètement évaporée et j'ajoute une motte de beurre.

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Lorsque le beurre est bien fondu et bien chaud, j'ajoute un oignon émincé.

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Et je laisse fristouiller jusqu'à la cuisson complète de mes champignons.  Pendant ce temps, je fais cuire les pâtes (faut pas les oublier), lorsque mon regard se pose sur le verre de vin oublié sur le buffet.  C'est drôle, il a une petite odeur de morille.  Et si je le filtrais pour l'ajouter aux champignons ?  Sitôt dit, sitôt fait.

L'odeur devient de plus en plus alléchante, mais il manque encore un côté onctueux à cette drôle de sauce.  Hop un petit coup de crème liquide.

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Ensuite le jambon.

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Et voilà le travail !  Un peu de sel et poivre, on laisse bien réchauffer le tout à couvert sans faire bouillir et... c'est un peu trop liquide à mon goût.  J'éteins le feu et j'ajoute un jaune d'oeuf en remuant vivement pour bien l'incorporer avant qu'il ne se cuise tout seul par la chaleur de la préparation.

Mais ça manque un peu de couleur.  Ah, mais on a aussi cueilli de l'ail des ours.  Quelques feuilles ciselées devraient mettre un peu de gaieté au plat.  Et c'est parti !

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Je mélange.  Il n'y a plus qu'à égoutter les pâtes, les servir dans les assiettes, napper de sauce et passer à table.

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Bon appétit !

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