30 juin 2009
Canicule oblige, je trouve mon bonheur sur Internet
Hé oui, mes soucis informatiques enfin réglés, c'est maintenant la matière à phtographier qui manque cruellement. La Belgique subit une chaleur écrasante et bien peu engageante pour les poussées fongiques.
J'espère que cela changera lorsque je prendrai mes congés (oui, contrairement à la plupart des gens, j'aime les vacances humides). En attendant, j'admire des champignons virtuels sur Internet. Ca occupe, non ?
Et je vous présente donc le blog des trois frères Jacques. Moi qui suis assez sobre dans la présentation de mon blog, j'ai été de prime abord enivrée par le festival de couleurs de ce blog. J'avais l'impression d'arriver en pleine fête de carnaval où tous les invités sont déguisés en champignons, les couleurs du texte sont les confettis... Bref, je me suis très vite sentie invitée à lire davantage (je n'ai pas encore tout lu, je l'avoue, mais je m'y colle) et surtout partager avec vous ce que l'on peut y trouver.
Ha oui, encore une bonne nouvelle : je viens de recevoir un nouvel appareil photo numérique (aujourd'hui et donc pas encore eu le temps de l'essayer). Ce qui veut dire que quand les champignons se décideront à se montrer, ils devront afficher leur meilleur profil. Ronald, mon photographe attitré ne sera donc plus seul à ramper dans la gadoue pour un bon cliché. Je vais aussi jouer à ce jeu-là !
Voilà, à présent il ne reste plus qu'à attendre quelques pluies et les champignons, moi je suis prête, armée jusqu'au dents pour ne rien rater.
25 mai 2009
Mousserons de la Saint-Georges
Comme je vous le disais il y a quelques semaines, nous avons fait une grosse récolte de mousserons de la Saint-Georges. Je vous propose de découvrir les photos ici.
Petit rappel des faits : nous étions partis dans l'idée de trouver des tas de morilles. Ce n'est pas que les morilles étaient absentes ou que je me sois gourrée de biotope, mais la concurrence eut raison de nos ambitions et nous avons été contraint de nous contenter d'une dizaine de morilles pas bien grosses.
Nous connaissions également une station de mousserons de la Saint-Georges à cet endroit et après avoir renoncé à traquer la morilles, nous avons donc décider de chatouiller un peu le mousseron. Mes antennes extra-sensorielles se sont donc réglées sur "mousseron" et voici le premier petit soldat, pile où je l'avais prédit.
On s'accroupit pour mieux voir et on constate qu'il n'est pas tout seul. Tout un régiment le suivait en file indienne sur une distance de plus de 25 mètres. Voici quelques uns de ses copains.
Une demi-heure de courbatures plus tard, nous avions neutralisé cette armée et emmenions nos prisonniers. Les voici tous sur la table après recensement (6,8 kg).
Par la même occasion, vous pouvez apercevoir nos quelques malheureuses morilles qui ne font guère le poids...
A présent, la saison des mousserons touche à sa fin pour laisser la place dans un futur proche (du moins je l'espère) aux cèpes, girolles et autres merveilles.
Juste un petit essai
Maintenant que j'ai un tout nouveau PC, il faut bien que j'étudie un peu ses gadgets incorporés. N'étant pas une experte, je dois parfois m'y prendre à plusieurs reprises avant de comprendre ce que je dois faire pour obtenir le résultat que je souhaite.
C'est hélas le cas avec le logiciel de retouche de photo. J'ai cru pouvoir éviter d'affronter ce satané logiciel en retrouvant mon bon vienx logiciel de téléchargement de photos de mon appareil numérique et qui contient aussi un programme de retouche.
Eh, bien non !!! Monsieur Vista ne veux pas entendre parler de mon vieux système trop archaïque à son goût (sauf pour charger les photos, heureusement).
Bref, il faut que je passe un peu de temps à étudier ce @#$& de programme. Faut du temps pour ça et surtout être loin de l'animation familiale quotidienne qui a toujours un bon prétexte pour me distraire. Et me voilà enfin seule, en tête à tête avec mon PC. Le chien dort, le chat et le chinchilla aussi, les autres occupants de la maison ayant déserté les lieux pour travailler ou aller à l'école.
Bingo ! C'est le moment des grandes découvertes (enfin, je cherchais plutôt à refaire ce que j'avais l'habitude de faire avant, sauf que l'opération pour y arriver n'est plus la même).
Alors, juste pour voir si mon petit essai a bien fonctionné, je vous met une petite photo d'amanite rougissante.
Et voilà ! Ca a l'air de fonctionner. Youpie !!!
Eh bien, du coup, j'ai une TRES bonne nouvelle : Si la météo n'est pas trop dure avec les champignons, on va recommencer à mitrailler tout ce qui nous passe sous l'objectif et on va pouvoir se remettre à parler de champignons très sérieusement, photos à l'appui. N'est-ce pas génial ça ?
10 mai 2009
Bonne nouvelle !
Cela fait de nombreux mois que je collectionne les soucis informatiques. C'est en principe presque réglé !
Je me suis offert un tout nouveau PC. le temps pour moi de faire mes dernières configurations, installer quelques gadgets supplémentaires et surtout récupérer mes photos et on va à nouveau pouvoir s'amuser comme des fous.
La saison des morilles et mousserons de printemps touche à sa fin ici. Nous aurons sans doute une petite période creuse, mais dès que les girolles, amanites et bolets montreront leur fraise, je devrais avoir des photos à vous montrer.
Je suis terriblement impatiente.
28 avril 2009
Au bon endroit au bon moment
Beaucoup l'ont dit : l'hiver que nous avons connu devrait nous donner une année à morilles assez remarquable. Du coup, il y a affluence dans les bois à la recherche de ce trésor : des vieux loups solitaires et expérimentés qui iront sans peine droit au but pour ramener de pleins paniers de morilles, mais aussi des débutants qui ont entendu dire que... et qui croient sincèrement que cette année c'est la bonne et qu'ils trouveront enfin quelques morilles.
Je le vois très fort dans la nature de vos commentaires de ces dernières semaines. On dirait qu'on se livre tous à une petite guéguerre virtuelle du chercheur de morilles (ou de tricholomes de la Saint-Georges).
Vos questions sont également très nombreuses sur les biotopes à prospecter. Est-ce le début ou la fin de la saison ? Et il m'est difficile de répondre de manière personnalisée à chacune de vos questions, je ne ferais rien d'autre. Et comme dans la vraie vie, j'ai un vrai boulot qui n'a rien à voir avec les champigons et encore plein d'autres choses, il ne me reste plus qu'à sacrifier mes heures de sommeil pour tous vous répondre un à un. Mais je ne survivrais pas très lontemps et donc le plus simple est de faire un tir groupé dans un ou plusieurs billets (je n'ai pas encore décidé combien de km de phrases j'écrirai aujourd'hui) pour vous répondre de manière plus générale.
Non, je ne ferai pas comme les bouquins qui vous disent que les morilles poussent de février-mars à avril-mai, sinon je me contenterais de vous renvoyer aux ouvrages de votre choix. Ce que disent les livres n'est que généralités et théorie.
Moi, ce que je veux faire, c'est vous apprendre à interpréter ce que disent les livres et vous faire votre propre théorie en fonction de votre situation.
Je reviens donc sur ce fichu bouquin qui me dit que la morille pousse de février-mars à avril-mai. C'est plus février ou mars pour le début ? Même genre de question pour la fin de la saison. Pourquoi le bouquin est-il si vague ? Justement parce que la France (beaucoup de livres sur les champignons sont écrits par des mycologues français) est très vaste et que pour une même date, le climat de Lille n'est pas du tout le même que celui de Marseille. Mais les mycologues qui ont consacré des années à écrire leur chef d'oeuvre fiable ont également beaucoup voyagé. Ils ont donc constaté les effets sur les champignons de ces grandes différences de climat selon les région. Il fallait bien contenter tous les lecteurs éparpillés aux 4 coins de la France et même la poignée de Belges potentiellement intéressés par le sujet. Ils ont donc choisi de donner des périodes approximatives car ils ne pouvaient pas faire autrement. Au moins, cela a le mérite d'être réaliste.
Ce fameux "février-mars" que nous lisons dans les livres ne représente pas non plus les extrêmes. Pour ne citer qu'un exemple, en Belgique il est assez utopique de rechercher la morille avant le mois d'avril, alors que dans d'autres régions, la saison touche peut-être à sa fin.
Il ne faut pas pour autant accuser les livres de raconter des choses inutiles. Au contraire, il faut multiplier sa documentation : posséder plusieurs livres (ou du moins en consulter plusieurs) et comparer ce qu'ils disent. Certains livres originaires d'autres pays et traduits peuvent donner des moments différents pour l'apparition des champignons.
Enfin, je pense que les données fournies dans un livre sont le résultats de multiples vérifications qui se sont faites sur plusieurs années avec des relevés de terrain ultra-complexes et tiennent compte finalement d'un climat annuel "normal". Or, on sait que depuis quelques années, les scientifiques enregistrent des modifications significatives de notre climat. la conséquence est donc que les champignons s'adaptent ou risquent de disparaître définitivement de nos bois selon les espèces.
Les cueilleurs expérimentés savent du premier coup d'oeil quand il faut s'enfoncer dans les bois à la recherche de telle ou telle espèce. Mais le débutant est parfois désemparé de son incapacité à trouver un champignon dont il se régalera le soir. Et pourtant apprendre quelques petits trucs est à sa portée et un jour peut-être deviendra-t-il aussi un maître en la matière. Il faut juste de la patience.
Une seule règle d'or : apprendre à observer correctement (vous m'entendrez souvent dire cela car c'est la première difficulté à affronter) !
Ici, comme nous parlons du moment auquel il faut traquer les champignons, le tout premier réflexe à avoir est de bien lire toutes les informations que vous pouvez trouver dans les livres concernant les circonstances climatiques favorisant les poussées de l'espèce que vous convoitez et surtout bien vous en imprégner afin de vous en souvenir.
Ensuite, il faut avoir la mémoire de la météo (vous pouvez prendre des notes que vous gardez précieusement), consulter les statistiques climatiques saisonnières de votre région.
Puis, lorsque vous pensez que le climat que vous apercevez depuis votre fenêtre ressemble à ce que disent les livres, il faut vous mettre en route et regarder ce qui se passe dans la nature. Et pas uniquement les champignons ! Si une année les châtaigniers bourgeonnent en février et l'année suivante en mars, cela signifie que cette différence sera observée à tous les niveaux de la nature et donc les champignons aussi auront un "calendrier" décalé.
Tenez un genre de journal de vos sorties. Consignez-y ce que vous observez sur le plan climatique, espèces végétales et champignons que vous trouvez. Même si vous n'êtes pas un spécialiste, vous êtes en mesure de voir qu'il a plu très fort et qu'il y avait de grandes flaques d'eau ou qu'on contraire, il faisait archi sec. De même, vous êtes capables de voir que les arbres bourgeonnent, sont en fleurs...
Ce n'est que la comparaison de vos propres observations dans votre région qui vous amèneront à faire des découvertes, votre propre expérience. C'est un travail de longue haleine et à moins d'avoir une chance inouie, ce n'est pas du premier coup que vous trouverez tous les champignons que vous voulez.
Mais un jour, vous ferez LA découverte tant attendue et en relisant vos notes d'antan vous vous interrogerez sur le pourquoi vous n'avez pas fait cette découverte plus tôt. Et il est fort probable que vous trouviez seul la réponse à cette question.
Vous l'aurez compris, il est impossible de s'intéresser aux champignons exclusivement. Ils font partie de la nature au sens large du terme et la nature étant tout un vaste contexte, il faut s'intéresser à l'ensemble de ce contexte pour multiplier nos chances de trouvailles.
Je vous ai parlé du moment; de la même manière j'aborderai l'endroit (non je ne file pas mes stations, même sous la torture), mais c'est pour une prochaine fois. Je pense que vos neurones bouillonnent assez pour aujourd'hui.
21 avril 2009
Le lait, c'est bon pour la peau !
Un coup d'oeil à gauche : 3 convives à table ! Un coup d'oeil à droite : quelques morilles pas bien grosses ! Conclusion : il nous faudra un petit vélo pour aller d'une morille à l'autre dans notre assiette.
Et pas question de faire sécher mes morilles, rien de tel que de bonnes morilles fraîches. Il ne reste qu'une solution : une omelette aux morilles pour un repas léger.
Ronald se montre bienveillant et s'est abstenu de boire le reste de vin blanc que j'avais au frigo. Heu, les morilles lavées au vin blanc pour une omelette, je ne suis pas convaincue. Et pourtant, je me refuse à nettoyer mes morilles à l'eau.
Je réfléchis donc un peu et j'en arrive à une idée : il m'arrive d'ajouter un peu de lait dans mes oeufs pour rendre l'omelette plus moëlleuse. La voilà la solution !
Je coupe donc mes morilles en deux dans le sens de la longeur, je verse un peu de lait dans une assiette creuse et j'y fais tremper mes morilles quelques instants. Après tout, le lait est bon pour la peau. peut-être que ça les déridera un peu. Ben non, rien n'y fait, elles resteront frippées.
Une fois mon forfait accompli, je mets les morilles dans une sauteuse et allume le feu pas trop fort. Après quelques instants, les morilles se mettent à rendre leur lait eau (enfin, je ne sais plus trop). Un détail auquel je n'avais pas songé : le lait a commencé à former une espèce de croûte au fond de la sauteuse. Il y avait urgence, il fallait que j'ajoute le beurre rapidement pour limiter les dégâts.
J'ai battu mes oeufs, filtré le lait de trempage des morilles et ajouté aux oeufs, puis je verse le tout dans ma poêle. Mon omelette cuit et à table ! J'imagine déjà mes morilles avec une petite texture crémeuse due au lait de trempage. Eh, bien non ! C'était bon, mais cela n'avait rien d'exceptionnel.
J'en tire les leçons qu'il faut :
- Le lait a failli faire rater mon omelette en menaçant de brûler dans ma poêle
- Les morilles sont bien meilleures lavées au vin blanc
- Pour une simple omelette, ça ne sert à rien de se compliquer la vie (ça m'a pris beaucoup plus de temps)
- Avoir trop d'imagination est parfois dangereux ;)
Une expérience pas très concluante, même si le résultat était acceptable. Mais bon, je peux aussi parler de mes bêtises. Il paraît qu'avant de se permettre de rire des autres, il faut pouvoir rire de soi-même. Et j'en ris de mon manque de perspicacité. Peut-être que je vous évite les mêmes erreurs....
Les statistiques explosent
J'ai été très absente ces derniers mois et les statistiques de mes visiteurs en ont souffert. Pourtant, depuis quelques semaines, les pousées des champignons de printemps font que le nombre de visiteurs a considérablement augmenté ces dernières semaines.
Ainsi, ce dimanche 19 avril, le blog a battu son record absolu de visiteurs, soit 541.
Je tiens à tous vous remercier que vous soyiez visiteur occasionnel, fidèle et discret ou fidèle laissant de temps à autre un commentaire. Voilà qui me motive à entretenir mes publications sur le blog.
Je vous rappelle par la même occasion que ce blog n'est pas que le mien, il est un peu à vous également et n'hésitez pas à me faire part de vos questions ou suggestions. J'ai créé une rubrique "A vous la parole" où vous pouvez laisser vos questions et suggestions.
De mon côté, j'espère bientôt être en mesure de mettre de nouvelles photos, ce qui rendrait le blog un peu plus vivant. En attendant, je continue à faire des photos et elles restent stockées bien au chaud sur la carte mémoire de l'appareil numérique en attente d'une solution.
Encore merci à tous de votre fidélité et de vos visites fréquentes.
19 avril 2009
Faire cuire mes champignons (recette de base)
Beaucoup de novices se demandent comment faire cuire les champignons sauvage. Y-a-t'il une manière différente de procéder selon les espèces ?
Je vais donc vous faire part de mes expériences et essais dans ce domaine.
Comme tout le monde un tant soit peu intéressé par la gastronomie, je consulte mes livres de cuisine et me laisse tenter par l'une ou l'aute recette qui me parît sympa. Evidemment, l'intérêt que je porte en particulier aux champignons me pousse à lire des ouvrages où il n'est question que de champignons.
Dans ces ouvrages, souvent on trouve des recettes pour accomoder la récolte du jour. J'ai tout lu de A à Z, j'ai fait des essais et j'ai tiré mes propres conclusions face aux résultats obtenus.
Dans les livres, on dit souvent de nettoyer les champignons... Débrouillons-nous pour savoir comment s'y prendre. Ca se nettoie à grande eau comme la salade ?
Pour nettoyer les champignons, il faut éviter l'eau autant que possible. Pourquoi ? Parce que l'effet de l'eau enlève la saveur des champignons. Pour bien nettoyer, les champignons, on se sert d'une petite brosse pour enlever tous les débris qui y sont accrochés. Oui, je sais, ça prend un peu de temps. Si les champignons sont vraiment très sales et que la brosse ne suffit pas, on peut les nettoyer en utilisant un chiffon humide en veillant à essuyer les champignon immédiatement. Dans les cas extrêmes ou pour certaines espèces comme les morilles, il est parfois difficile de se passer d'eau. Il faut alors les passer rapidement sous un filet d'eau et les sécher immédiatement. Il faut de toute façon éviter de faire tremper les champignons dans l'eau car ils perdent toute leur saveur.
Le nettoyage effectué, vous allez à présent couper vos champignons, du moins les plus gros. Comment les couper ? Ici tout dépend de vos goûts, de ce que préconise la recette, de l'effet recherché, de l'espèce. Vous êtes entièrement libre de faire ce que vous voulez. Savourez le moment, les moments où vous avez carte blanche sont comptés.
On commence la cuisson ? Presque tous les livres vous diront de mettre une matière grasse quelconque dans une sauteuse et d'y ajouter les champignons quand la matière grasse est bien chaude. Et moi je dis "Boum, grosse erreur" !
Eh oui, les champignons sont de véritables petites éponges à graisse et en les envoyant directement dans la graisse chaude, ils vont absorber toute la matière grasse. Une fois qu'ils auront rendu leur eau, on vous demandera d'ajouter encore un peu de matière grasse pour les faire sauter. Pour ceux qui surveillent un peu leur ligne et leur cholestérol, on ne peut pas dire que ce soit un plat diététique.
Moi, mes champignons je les mets tout seuls dans une sauteuse à fond anti-adhésif et je les mets sur un feu moyen. Ils peuvent attacher au fond et là je n'hésite pas, j'ajoute un fond de verre d'eau pour éviter la calcination. Et je laisse chauffer tranquillement en surveillant de près, bien sûr.
Après quelques minutes, les champignons rendent leur eau et trempent franchement dedans. Cette eau doit disparaître avant d'aller plus loin dans la recette. Il y a deux méthodes pour cela.
La première, celle du cuistot qui récupère tout ce qu'il peut : Egoutter les champignons en récupérant l'eau. Cette eau peut servir pour aromatiser une sauce ou un potage. On peut même la congeler en vue d'un usage ultérieur.
La deuxième, celle de celui qui ne voit que sa recette du jour : Augmenter le feu et attendre l'évaporation comlète de l'eau.
Ce n'est que lorsque toute l'eau est évaporée qu'il faut ajouter de la matière grasse. Laquelle ? Les livres parlent tantôt d'huile, tantôt de beurre ou même de graisse de canard. Qu'est ce qui est le mieux. Vous avez le libre choix. Tout dépend de vos goûts, de la recette et de l'effet recherché.
Si votre recette prévoit l'usage d'oignons, ail, échalotes (ou si vous en avez envie), c'est le moment de les ajouter.
Les livres diront aussi assez tôt de saler et poivrer vos champignons. Ici aussi, je ne me presse pas trop. C'est surtout le sel qui m'inquiète. Ajouté trop tôt dans la préparation, il peut donner une texture caoutchouteuse aux champignons. J'ai donc choisi de saler et poivrer mes champignons en fin de cuisson.
A ce stade, il ne reste plus qu'à accomoder vos champignons comme bon vous semble.
Voilà quelques généralités sur la cuisson des champignons. Elles valent pour beaucoup d'espèces comestibles. Depuis plusieurs années, je me tiens religieusement à ces principes après avoir testé des tas de manières de procéder. Je n'ai jamais été déçue jusqu'à présent.
On termine sur un petit jeu ?
Alors voilà, il vous suffit de répondre à une simple question dans les commentaires : A quel moment débute réellement la cuisson des champignons en suivant ma technique ? A vos clavier !
18 avril 2009
Dame nature est généreuse
Cela fait longtemps que je n'ai pas alimenté mon blog en raison de soucis informatiques. Je bosse toujours sur une vieille bécane qui tourne à tros pattes et donc, c'est un peu moins rigolo de traîner sur le Net.
Je viens de voir qu'un vieux billet sur les morilles fait fureur en ce moment et donne lieu à pas mal de commentaires. J'ai lu en diagonale mais promis, je relis tout ça plus attentivement et je réagirai à vos commentaires.
Bien , je ne suis pas là ce soir pour vous parler de mes soucis informatiques et la cuisine intérieure du blog, mais je vais vous parler de champignons (oui, oui, je suis sortie dhibernation et le printemps me propulse hors de chez moi à la recherche de champignons).
Il faudra un peu attendre pour les photos que je publierai plus tard, mais je peux déjà vous tenir en haleine en vous racontant mes aventures.
L'hiver rigoureux que nous avons connu me laissait supposer que la saison serait bonne pour les champignons et les morilles notamment.
Comme chaque année, mon printemps commence par l'inspection de mon jardin où chaque année je vois pousser des pézizes veinées. Cette année, elles étaient deux semaines plus tard que l'année dernière et moins nombreuses (une quinzaine de champignons), mais plus grosses. Autre constatation : l'année dernière, elle ont grandi pendant environ un mois et cette année 15 jours ont suffi. Le climat y est sans doute pour quelque choses.
Fin mars, les premières morilles minuscules donnaient quelques timides signes de vie sur la Belgique. C'est tôt ! Habituellement, il faut attendre la mi-avril.
Un emploi du temps très chargé m'a empêché d'aller vérifier cela de mes propres yeux avant ce matin.
Je m'engoufre donc dans mon bois à morilles favori, le coeur rempli d'espoir et motivé. Le début s'annonce mal. Pas une morilles en vue. Je ne suis pas fichue de trouver mon chemin en ville entre le béton et le macadam, mais j'ai une mémoire incroyable des endroits précis où je trouve mes champignons (je retiens l'arbre au pied duquel le champignon poussait). Je persiste donc et mattarde dans les zones où j'ai déjàtrouvé des morilles les années précédentes.
Mon effort est récompensé car je trouve... des restes de pieds de morilles qui ont été coupées quelques jours plus tôt par un concurrent. Je n'ai pas de chance, mais les morilles ont existé, j'en ai la preuve. J'inspecte donc les alentours car le concurrent peut en avoir oublié ou d'autres morilles peuvent avoir poussé depuis son dernier passage. Et je trouve finalement ma première morille. Une dizaine d'autres rejoindront mon panier.
Mon sentinment est partagé. D'un côté la déception de n'avoir que 11 morilles et d'un autre côté, la joie d'avoir eu une bonne intuition dans mes recherches.
Il y a 10 jours environ, j'ai eu des échos me disant que les premiers tricholomes de la Saint-Georges pointaient timidement leur nez. C'est tôt également. D'habitude, ils apparaissent aux alentours du 23 avril (c'est la Saint-Georges, d'où leur nom). Et non loin de ma place à morilles, l'année dernière j'avais découvert une station intéressante de tricholomes de la Saint-Georges.
Je me suis donc dirigée vers cet endroit en faisant appel à mon GPS spécial "mémoire des arbres et des talus". Ils m'attendaient tous au garde-à-vous alignés en espèce de haie d'honneur.
Je ne mis pas longtemps à m'accroupir devant le premier de la rangée pour le saluer cueillir et l'installer confortablement dans mon panier. Et je suis la ligne (ou plutôt l'arc de cercle) en ramassant au passage tous ces petits soldats. Une demi-heure plus tard, j'arrive enfin au dernier et je peux me relever. Je sens d'affreuses crampes dans mes jambes qui me disent que j'ai dû rester longtemps accroupie.
Pleine de courage, je ramasse le panier et en le regardant de plus près, je n'en crois pas mes yeux : il déborde ! Ah, il pèse lourd aussi ! Du coup, je regarde en arrière, histoire d'évaluer la distance parcourue entre le premier tricholome et le dernier. A vue de nez, environ 25 mètres que j'ai parcouru accroupie. Très grosse récolte et je me demande combien cela peut peser. J'évalue à environ 5 kilos.
Une fois rentrée à la maison, je mets ma récolte sur la balance : 6,8 kilos !
Mais tout n'est pas terminé, il faut à présent nettoyer tous ces champignons. Ca m'a pris 2 heures et demi. Je n'en voyais pas le bout !
Que vais-je donc faire de toute cette quantité ? Tout simplement faire plaisir à mon entourage en leur offrant des tricholomes de la Saint-Georges. Et avec une telle quantité, tout le monde en aura et pourra se régaler.
01 avril 2009
Je me suis fait "tagger"
Bon, je suis toujours dans l'impasse avec mes photos et mon PC qui a été déclaré officiellement mort. Je joue sur une bécane d'appoint et je dois envisager l'achat de matériel nouveau.
Je ne peux donc pas vous raconter grand chose sur les champignons en ce moment. Enfin, si je pourrait, mais sans les photos, c'est moins drôle.
Je m'occupe donc comme je peux et mon ami Guit m'a "taggée" sur son blog pour que je réponde à ce petit questionnaire rigolo.
Juste pour le plaisir, je me jette donc à l'eau :
- Ma vertu préférée : l'ouverture d'esprit
- Le principal trait de mon caractère : l'optimisme en toutes circonstance
- La qualité que je préfère chez les hommes : la maturité assortie d'une bonne dose d'humour
- La qualité que je préfère chez les femmes : la discrétion
- Mon principal défaut : je suis toujours occupée, voire carrément débordée
- Ma principale qualité : l'enthousiasme
- Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : l'amitié qu'ils me portent
- Mon occupation préférée : vous aurez sans doute tous deviné. Faut-il que je précise ? Bon, juste pour être complète : j'adore arpenter les bois à la recherche de champignons. Une fois mes champignons comestibles trouvés, j'aime les métamorphoser en un plat succulent. Accessoirement, j'aime aussi beaucoup mon boulot dans lequel je m'investis très fort.
- Mon rêve de bonheur : refaire le monde à mon image
- Le pays où j'aimerais vivre : peu importe, tant que je m'y sente bien
- La couleur que je préfère : le mélange de couleur que contient le feuillage des arbres en automne, donc toutes les nuances de vert, jaune, orange, rouge, brun...
- La fleur que je préfère : celle qui ne finira à l'agonie dans un vase posé sur un buffet
- L'oiseau que je préfère : celui qui gardera sa liberté et ne sera jamais emprisonné dans un cage
- Mes auteurs favoris en prose : là je sèche, j'ai rarement le temps de lire un roman
- Mes poètes favoris : aucun, je n'ai jamais accroché à la poésie. Je préfère de loin les proverbes.
- Mes héros dans la fiction : Astérix et Obélix
- Mes peintres préférés : ma petite soeur qui à l'âge de 3 ans s'amusait à redécorer les murs de ma chambre et illustrer mes bouquins de manière très personnelle ;o)
- Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : je passe mon tour sur cette question, j'ai du mal à trouver des héros en version "fille"
- Mes héros dans l'histoire : tous ceux qui ont osé faire de la résistance pendant la seconde guerre mondiale (désolée pour la liste complète de tous les noms, mais je risque de faire péter Internet si j'essaie de la dresser)
- Ce que je déteste le plus : la noix de coco
- Le don de la nature que je voudrais avoir : j'amerais savoir mieux écrire
- Comment j'aimerais mourir : non, non et non, je ne peux pas aimer ça peu importe la méthode utilisée. Ca m'arrivera un jour et c'est tout.
- L'état présent de mon esprit : il fait beau, je suis de bonne humeur.
- La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : politesse bien ordonnée, je serais tentée de répondre... la mienne
Voilà mon forfait accompli. Je suis censée passer le flambeau et je le passe donc à ma copine La cuiller en bois



