14 mai 2008
Une leçon de sciences que je n'oublierai jamais...
J'avais 10 ans et mon institutrice était également ma voisine, c'était le tout début de l'année scolaire, le début de l'automne aussi et la pleine saison des champignons.
Ce jour-là, la leçon de sciences était sur le thème des champignons. Josée (mon institutrice) est venue à l'école avec un coprin chevelu. Je la vois encore nous expliquer les différentes parties d'un champignon, faire un croquis sur le tableau que nous recopiions religieusement dans nos cahiers.
Je ne crois pas que ce soit cette unique leçon sur les champignons qui ait déclenché la passion que je leur voue, mais j'ai souvent pensé à cette leçon depuis lors. L'ironie du sort, c'est qu'à présent, ce serait moi qui expliquerais les champignons à mon institutrice. Sauf que... je n'expliquerai jamais les champignons à Josée.
Josée vient de nous quitter dans des circonstances tragiques et cette leçon de champignons me revient spontanément en mémoire alors que mon coeur est tout triste. Nous avons été voisines pendant 20 ans, j'ai passé une année scolaire dans sa classe et la fameuse leçon de sciences qui me revient à chaque fois que je rencontre un coprin chevelu.
Merci Josée pour le beau souvenir que tu me laisses. Le coprin chevelu restera à tout jamais dans ma mémoire et chaque champignon que je rencontrerai me fera penser à toi.
Voici un joli coprin chevelu comme celui que tu avais apporté à l'école.
13 mai 2008
Newsletter, pour quoi faire ?
Récemment Canalblog a mis un nouveau gadget en service : la possibilité de s'abonner à la newsletter du blog. J'ai adopté ce petit gadget sympa (regardez dans la colonne de gauche, vous le verrez).
Concrètement, que se passe-t-il si vous vous abonnez ? Vous avez la possibilité de demander à être informé par mail de tout nouveau billet que je mets sur mon blog. La deuxième fonction dépend de moi : je peux de temps à autre envoyer aux abonnés qui ont choisi cette fonction une newsletter pondue de mon cru.
Pourquoi ai-je activé cette fonction ? Pas pour vous bombarder toutes les 5 minutes de messages. Je suppose que vous êtes comme moi et que vous n'appréciez pas trop que votre boîte mail soit inondée d'un tas de choses pas vraiment utiles. En revanche, les poussées de champignons surviennent à des moments que je ne peux pas programmer. Ainsi, les périodes d'abondance et de disette se succèdent pour des durées plus ou moins longues et cela se ressent sur mon blog. Tout simplement parce que je n'ai rien trouvé et que je n'ai donc pas de photos à vous montrer. Ca doit être ennuyeux pour vous de voir que rien ne bouge sur mon blog pendant parfois de longues semaines. J'ai donc pensé que cette nouvelle fonction pourrait vous être utile pour être informé des nouveautés de mon blog.
Quant à envoyer moi-même une newsletter de temps à autre, peut-être que ça viendra. Ce sera selon l'inspiration du moment.
10 mai 2008
Pézize veinée - suite et fin
Ca fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles de mes pézizes veinées (le temps ma manqué un peu ces dernières semaines et les champignons ont été mis un peu sur le côté).
J'ai donc récolté mes pézizes le 12 avril dernier et j'en ai laissé une au jardin pour la laisser mourir de sa belle mort. Voici donc l'ensemble de ma collection réunie dans un saladier.
Quant à celle que j'ai laissé au jardin, elle s'est mise à sécher rapidement, en commençant par les bords sous l'effet du soleil. La voici à un moment assez rapproché de sa fin.
Depuis, elle n'a cessé de se dégrader séchant toujours plus et se ratatinant. Sa taille a fortement diminué et elle a complètement disparu sans laisser la moindre trace à la fin du mois d'avril. Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle production.
Les pézizes que j'ai récoltées, je ne les ai pas encore mangées. Je les ai fait sécher et elles complèteront ultérieurement une cueillette un peu maigre (c'est mon petit côté écureuil qui ressort : stocker pour les périodes de disette).
Mauvaise nouvelle à présent concernant les morilles et les mousserons : c'est la fin. La saison a été bien courte et son apogée devait être la semaine dernière en Belgique. Malheureusement, d'autres activités m'ont empêché d'aller traquer le champignon. Et maintenant le soleil brille de mille feux, il fait chaud, morilles et mousserons se meurent.
Nous entrons donc à nouveau dans une période plus creuse qui durera... tout dépend de la chaleur et de l'absence de pluie. Il est certain que tout le monde en général apprécie le soleil et la chaleur de l'été mais il n'en est pas de même pour le cueilleur de champignons.
Les prochains champignons que nous devrions rencontrer sont les girolles, les cèpes d'été, les golmottes pour citer les comestibles. Il faudra cependant encore patienter un peu, jusqu'en juin ou juillet dans de bonnes conditions climatiques.
Je ne replonge pas dans un grand sommeil pour autant. Je serai certes moins présente dans les bois et par la force des choses, j'écrirai moins sur les champignons faute de trouvailles, mais je prépare mes futures sorties ainsi que les thèmes que j'aborderai dès que les champignons referont surface.
22 avril 2008
Morilles et tricholomes de la Saint-Georges
Voici la question intéressante que pose Bébé :
"Depuis plusieurs années j'explore les bords de Loire, je n'ai malheureusement trouvé que deux fois des morilles et à chaque fois il y avait également des tricholomes de la Saint-Georges. Existe-t-il une relation entre ces champignons ?"
On ne peut pas parler de relation entre ces deux espèces de champignons. C'est à dire que la présence de l'un ne va pas influencer l'éventuelle présence de l'autre. Mais leurs exigences respectives en matière de biotope peuvent les amener à fréquenter les mêmes lieux.
L'exigence principale du tricholome de la Saint-Georges est liée à la nature du sol. Il demande en effet un sol calcaire. Pour le reste, il peut pousser en prairie, en lisière de bois, mais on peut également le trouver en forêt.
Quant à la morille, certaines variétés de morilles ont des préférences pour un sol calcaire, mais elle a également besoin de la présence de sucre qu'elle recherche dans la sève des arbres. Certains arbres contiennent le sucre nécessaire au développement des morilles. C'est notamment le cas du frêne, l'érable et le pommier, pour ne citer que ceux-là.
Ainsi, terrain calcaire + arbres propices aux morilles vous feront peut-être trouver des morilles et le tricholome de la Saint-Georges peut aussi y être présent. Pour ma part je trouve fréquement des tricholomes de la Saint-Georges aux mêmes endroits que les morilles. L'inverse n'est pas toujours vrai.
Là où l'on trouve des tricholomes de la Saint-Georges ne signifie pas que vous deviez chercher des morilles si la végétation avoisinante ne contient pas le sucre exigé par la morille.
21 avril 2008
Toutes vos questions
Vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser la fonction "contacter l'auteur" lorsque vous avez des questions en rapport avec les champignons. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai installé cette option sur mon blog. Ma boîte mail est régulièrement approvisionnée par vos messages et je vous félicite pour votre participation.
Vos messages sont le plus souvent en rapport avec une détermination précise, du style : "je crois que j'ai trouvé des pézizes veinées dans telle et telle circonstance, pouvez-vous me le confirmer ?" Je réponds à tous vos messages de la manière la plus claire possible, mais je ne peux hélas pas déterminer à coup sûr un champignon que je n'ai pas vu et la prudence reste donc de rigueur. Le mieux serait, si vous avez la possibilité de faire quelques bonnes photos de vos champignons sous plusieurs angles (dessus, dessous, profil...), de me les envoyer également dans votre mail. Avec des photos que je peux voir, je pourrai déjà vous fournir des réponses plus précises (pas toujours, mais cela peut aider dans certains cas).
D'autres messages de votre part sont plus généraux, du genre : "pouvez-vous me donner des conseils pour cuisiner les mousserons ?", "pouvez-vous m'apporter quelques informations sur l'identification de telle espèce, où la rechercher, comment la reconnaître... ?" Je pense que ce dernier type de question est suceptible d'intéresser l'ensemble des lecteurs et il serait dommage de fournir une réponse par mail privé alors que plusieurs parmi vous se posent peut-être la même question. Je vous invite donc, pour ce type de question à passer par la catégorie "A vous la parole" et de poser votre question générale en mettant un commentaire sur l'un de mes billets (pas de soucis, dans mon espace administrateurs, vos commentaires apparaissent par date et je ne dois donc pas faire des fouilles archéologiques sur mon blog pour les retrouver).
Selon vos demandes, je préparerai des billets afin de répondre au mieux à vos attentes (ce ne sera pas toujours immédiatement, car je ne dispose pas toujours des photos qui pourraient illustrer le sujet et je ne peux pas dire à l'avance quand je rencontrerai les champignons nécessaires à la photo).
19 avril 2008
Quelques blogs sympas
Mes voyages sur le Net se poursuivent et je glane de temps à autres des blogs sympas que j'ai envie de partager avec vous. Cette fois, je vous en propose trois. Le premier, est essentiellement consacré au monde végétal au sens large c'est le blog végétal. Dans le second, vous découvrirez des aspects très divers de la nature, la faune, la flore. Il s'agit de Vu ici et ailleurs. Le troisième blog, au reflet objectif, vous propose également de très belles photos de la nature en général et beaucoup d'oiseaux. Il y en a donc pour tous les goûts.
13 avril 2008
A vos paniers, prêt ? Partez !
Petite sortie au bois ce matin, on cherchait les premières morilles.
Nous nous avancions vers la prmière zone de jeune frênes, nous nous engouffrons dessous, mais nous ne trouvons pas la moindre morille. C'est peut-être encore trop tôt ?
Nous ne perdons pas courage et avançons vers la seconde zone à morilles. Là, rien non plus à l'exeption de quelques jeunes verpes (Verpa conica).
Les verpes sont des champignons de la même famille que les morilles et tout aussi comestibles, bien que moins savoureuses.
Nous poursuivons vainement nos recherches, lorsque Canaillette pousse son cri de guerre ! Puis elle me dit calmement : "Maman, je crois que j'ai trouvé une morille". Je m'approche en faisant attention où je mets les pieds, au cas où d'autres seraient sur mon chemin.
J'examine la chose, encore petite et en déduis qu'il s'agit bien d'une morille, la première de la saison.
Marrant comme à la vue ce cette morille, tous les visages se sont soudain animé d'un large sourire gourmand. Notre motivation renaît et nous nous mettons en quête d'autres morilles. Vainement ! Cette morille sera la seule que nous trouverons aujourd'hui.
Mais notre envie d'en trouver nous a fait examiner le sol de manière très attentive et nous avons eu une autre belle surprise. Nous nous étions éparpillés, histoire de prospecter un plus vaste terrain en un minimum de temps, lorsque Ronald m'appelle en me disant qu'il a trouvé des champignons, au moins une vingtaine. Le côté par lequel j'arrivais me donnait un accès plus aisé aux champignons. Ronald était freiné par un gros tas de branchage sous lequel certains de ces champignons étaient plus ou moins cachés.
Je m'arrête net en appercevant les premiers exemplaires. Tiens, ne serait-ce pas des tricholomes de la Saint-Georges ? Ca y ressemble en tout cas assez fort. Une seule chose à faire pour le vérifier : cueillir un des champignons et l'examiner de plus près.
Mon bras se tend, attrape un champignon. Rien qu'au toucher, mon idée se conforte, je crois reconnaître la sensation du Tricholome de la Saint-Georges (Calocybe gambosa) sous mes doigts. Je déloge le spécimen, le retourne. Les lames sont blanches, tout va bien.
Il ne reste plus qu'une dernière vérification à faire. Vérification olfactive celle-là. J'approche le champignon de mon nez et en renifle l'odeur. Là, c'est moi qui ai poussé mon cri de guerre. Odeur puissante de farine : ce sont bien des Calocybe gambosa.
Du coup, toute la petite tribu a escaladé le talus pour cueillir ces exemplaires. Mais plus nous grimpions sur le talus, plus nous découvrions d'autres exemplaires. En tout, une petite cueillette de 5 bonnes minutes pour revenir avec un joli petit panier garni. En tout 950 g de mousserons de printemps feront notre menu de ce soir.
Tout ça pour vous dire que si vous n'avez pas encore été prospecté les bois, il est temps de vous y mettre. Les champignons commencent à pousser.
Mais revenons un instant sur les tricholomes de la Saint-Georges. Pourquoi donc ce nom ? Tout simplement parce qu'il apparaît aux environs de la Saint-Georges, soit le 23 avril. Honnêtement, je n'étais pas certaine qu'ils seraient déjà là. Il y a 2 semaines, la neige était présente et je craignais que leur poussée fut ralentie à cause du climat. Il n'en est apparemment rien, mais jai tout de même été surprise de cette rencontre agréable.
10 avril 2008
Vous êtes de plus en plus nombreux
Vous êtes de plus en plus nombreux à venir me rendre visite. Mon blog a eu un peu de mal à démarrer au début, mais ces dernières semaines mes statistiques explosent.
Vous êtes sans cesse plus nombreux à me rendre visite.
Voici donc un petit résumé du profil de mes visiteurs. Rassurez-vous, ce n'est pas de l'espionnage et vous allez certainement tous vous reconnaître.
Tout d'abord, vos critères de recherches sur Google ou autre moteur de recherche :
- 94 % d'entre vous cherchent des informations sur les morilles (où poussent-elles, où les rechercher en Alsace ou autres régions dans une moindre mesure, comment les nettoyer, comment les cuisiner...)
- 2 % d'entre vous cherchent des informations sur la pézize veinée
- 1 % cherche des informations sur le séchage des champignons
- 1 % cherche des informations sur les champignons du mois d'avril
- 1 % cherche des informations sur les girolles (il faut encore un peu de patience pour les girolles)
- 1 % cherche des informations sur la cuisine des champignons
Voilà donc qui est clair, vous êtes une très forte majorité à penser aux morilles et aux champignons de printemps.
A présent, vous aurez sans doute envie de savoir quelles est la page populaire de mon blog en ce moment. Vous ne serez certainement pas étonnés si je vous dis que c'est un billet posté il y a environ 1 an sur les morilles qui a la cote : Bientôt les morilles
A lui seul, ce billet remporte la palme avec 46 % des visites. Rien d'étonnant si vous êtes nombreux à chercher les morilles de mon blog, que vous tombiez sur ce billet. Même les commentaires continuent à être alimentés très régulièrement dans cet article.
J'arrête mon bla-bla et vous invite à vous ruer sur vos paniers, les morilles commencent à se montrer. Pour ma part, j'espère en trouver samedi lors de la sortie que je prévois de faire. Je vous raconterai.
09 avril 2008
Pézize veinée - épisode 7 - C'est bientôt fini
Et voilà une aventure qui va bientôt se terminer. Les plus vieilles de mes pézizes, qui naquirent le 29 février dernier, entament leur phase de régression après avoir affronté courageusement la pluie, la grêle, la neige, le peu de soleil du mois de mars ainsi que mon oeil curieux et l'objectif de mon appareil photo.
Cela faisait quelques jours que je ne les voyais plus grandir, mais à présent elles commencent à sécher. C'est donc le signe que je dois récolter les plus jeunes qui sont à peu près à maturité si je tiens à en manger.
Je prévois donc ma récolte demain en prenant soin de laisser un exemplaire sur place pour que je puisse voir à quel moment il va rendre son dernier soupir.
Je pense donc que nous parlerons encore deux fois de mes pézizes : une fois pour vous montrer l'ensemble de ma cueillette et ce qu'elle deviendra après un petit traitement culinaire et la dernière fois pour vous annoncer la triste fin de celle qui sera restée au jardin (photos à l'appui, bien sûr).
07 avril 2008
Une tache !
En ce printemps, les bois sont riches en couleurs, très riches même. Le jaune des ficaires, le blancs des anémones sylvie et ail des ours, le violet des violettes (non ce n'est pas un pléonasme) ou des jacinthes, bref, il y en a pour tous les goûts.
Mais certaines couleurs nous interpellent plus, surtout si on les voit sur du bois.
Ainsi, au détour d'un sentier, une tache orange sur une belle branche d'arbre attire mon regard. Tiens, c'est quoi cette tache ? De la peinture ? (oui, ça arrive que des gens marquent le bois à la peinture de couleur généralement vive). Un détritus quelconque abandonné par un promeneur peu respectueux de l'environnement ? Ou... un champignon ?
Il faut s'approcher pour en avoir le coeur net. Et c'est...
... la trémelle mésentérique (Tremella mesenterica). Un peu flagada, en fin de vie sans doute, mais c'est bien elle.
Tout ça pour dire que la nature nous réserve parfois des surprises par ses apparences.
Bien sûr, il m'est arrivé de me faire piéger par une forme, une couleur ou encore le reflet du soleil. On croit parfois apercevoir un champignon et lorsque l'on s'approche, on constate... un très joli caillou, ou une très jolie feuille... Même si on râle de n'avoir rien trouvé d'extraordinaire, c'est bête de ne pas s'approcher : les bonnes surprises ne sont pas rares.








